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L’attente valait le coup pour Alexandre St-Jean

Le patineur québécois se qualifie pour le 1000 m aux JO

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photo d’archives, afp Quatre ans après s’être converti de la courte à la longue piste, Alexandre St-Jean a gagné son pari de se qualifier pour les Jeux olympiques.

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Alexandre St-Jean sait maintenant ce qu’il fera le vendredi 23 février prochain : il s’élancera dans l’épreuve de 1000 m aux Jeux olympiques de Pyeongchang.

Le patineur de Québec s’est assuré de sa participation, lundi soir, à Calgary, en terminant deuxième sur cette distance à l’avant-dernier jour des épreuves de sélection de patinage de vitesse longue piste. St-Jean a arrêté le chrono à 1 m 8,52 s, cédant un écart important de 85 centièmes au favori et occupant du quatrième rang mondial, Vincent De Haître (1 m 07,67 s). Alex Boisvert-Lacroix (1 m 08,61 s) a pris le troisième rang.

« Je suis soulagé. Ça faisait quatre jours que je vivais un stress intense. C’est le pire stress que j’ai dû endurer dans ma vie jusqu’à maintenant. En plus de n’avoir jamais participé à une course un lundi soir, il m’a fallu attendre 72 heures depuis que j’avais fait le 500 m de vendredi. J’étais à “boutte” ! », a commenté l’athlète de 24 ans, joint dans les minutes suivant son effort.

Contre son gré, St-Jean devait toutefois parler au conditionnel de sa participation au rendez-vous olympique, mais il s’est risqué à une estimation « à 95 % » au cas où un nouveau patineur non qualifié réalisait aujourd’hui le standard de temps requis à l’épreuve de 10 000»m.

Risque minime

Outre le détenteur du record mondial au 5000 m et déjà qualifié pour les jeux, Ted-Jan Bloemen, seuls quatre concurrents tenteront leur chance à cet examen, dont le Québécois Antoine Gélinas-Beaulieu.

Si ce risque s’annonce minime, St-Jean a du moins validé par sa performance de lundi les acquis qu’il détenait. Avec De Haître, il était le seul autre au pays ayant réussi les deux conditions afin de participer aux Jeux, soit le standard de 1 m 08,01 s, réalisé notamment le 10 décembre dernier (1 m 7,65 s), et se situer parmi les 16 meilleurs au classement mondial (12e).

« Mon grand rêve a toujours été de participer aux Jeux olympiques. Ce n’est pas encore sûr à 100 %, mais ça risque de se confirmer demain [mardi]. C’est mon plus grand accomplissement. C’est ce que tous les athlètes visent. Les Jeux olympiques, c’est universel, tout le monde sait ce que ça représente », a exprimé St-Jean, qui a mis en suspens ses études en dentisterie cette saison afin de s’investir dans cette année olympique.

Il s’agit d’un pari réussi pour l’athlète de 24 ans. Après avoir échoué aux sélections olympiques de courte piste pour les jeux de 2014, il avait tenté le coup en vain à la longue piste quatre mois plus tard. Sa conversion définitive à l’ovale de 400 m l’a ensuite hissé dans l’élite internationale du sprint, avec comme meilleur résultat une deuxième place au 500 m d’une Coupe du monde à Inzell en décembre 2015.

Quatre Québécois

Sauf si une surprise survient au 10 000 m, quatre Québécois figureront parmi les 10 hommes et 10 femmes de l’équipe canadienne aux Jeux : St-Jean, Alex Boisvert-Lacroix (500 m), Laurent Dubreuil (500 m) et Olivier Jean (départ groupé).

Cette représentation égale celle de 1998 à Nagano. Il faut remonter à 1988 pour retrouver un total plus élevé alors que 13 des 16 patineurs canadiens à Calgary provenaient du Québec.