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Angèle Dubeau récompensée

La violoniste recevra le prix RIDEAU Hommage 2018

Angèle Dubeau
Photo courtoisie Luc Robitaille Angèle Dubeau cessera de promener son violon en tournée dès novembre. Celle qui sera honorée lors de la Bourse RIDEAU caresse toutefois des projets en studio.

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Le Réseau indépendant des diffuseurs d’événements artistiques unis récompensera la violoniste Angèle Dubeau, pour son apport à la démocratisation de la musique classique au Québec, en lui décernant le prix RIDEAU Hommage 2018.

La musicienne recevra son prix le 15 février, à l’Impérial Bell, à Québec, lors de la 31e édition de la Bourse RIDEAU, qui réunira un millier de professionnels du spectacle dans la Vieille Capitale.

Honorée par cette distinction, Angèle Dubeau précise que ce prix s’adresse aussi, d’une certaine façon, aux diffuseurs qui l’ont accueillie dans leurs salles au cours des 40 dernières années.

« Si j’ai été capable, durant toutes ces années, de rejoindre et de bâtir une relation avec le public, c’est parce que les diffuseurs organisaient des concerts et m’invitaient », a-t-elle lancé, lors d’un entretien.

Angèle Dubeau a toujours eu comme mission d’amener la musique classique là où les gens n’avaient pas ou très peu accès à ce genre de musique.

« Partager, démystifier cette musique, abaisser les barrières, enlever les préjugés a toujours été quelque chose de très important pour moi. Quand tu as une passion et quelque chose qui t’anime, tu veux que le monde embarque. J’ai toujours voulu rassembler les gens autour de la musique », a-t-elle expliqué.

Elle a animé, durant trois saisons, l’émission Faites vos gammes, diffusée à ICI Radio-Canada, et elle a mis sur pied, il y a 19 ans, La Fête de la musique, à Tremblant, avec quatre jours de concerts gratuits.

Angèle Dubeau précise que ce travail de démocratisation n’est jamais terminé.

« Ce n’est jamais fini et c’est bien naïf de penser qu’il n’y a plus de travail à faire de ce côté. Les préjugés restent et il faut continuer », a-t-elle déclaré.

La suite

La violoniste posera officiellement ses valises en novembre 2018 après une série de spectacles en Amérique du Sud, en Asie et en Europe. Elle avoue être très sereine face à cette décision, faisant référence à l’usure, aux douleurs au cou et au poignet.

« Je suis comme une petite vieille, lorsque je me lève le matin, j’ai mal partout. C’est un stress et une fatigue qui est énorme avec tous les déplacements associés à la vie de tournée. Il était important que je change de mode de vie et c’était le temps pour le faire », a-t-elle expliqué, allumée par l’idée de pouvoir prendre le temps de savourer un deuxième café le matin.

Angèle Dubeau souhaitait se retirer de la vie de tournée en pleine possession de son art. Elle dit être actuellement à son « peak » musicalement.

« C’était une promesse que je m’étais faite depuis longtemps. J’ai vu trop souvent de grands musiciens être, sur scène, de pâles reflets de ce qu’ils ont été. Je me suis toujours dit que je ferais mon au revoir en étant à mon sommet », a-t-elle confié.

La violoniste va continuer de faire des albums, des projets et des prestations spéciales. Elle a toujours dans sa mire un projet d’adaptation des œuvres classiques de Jonny Greenwood, guitariste et multi-instrumentiste au sein de Radiohead.

« J’ai environ 45 minutes de matériel et il m’en manque un peu pour faire un disque. Il est très occupé avec Radiohead et j’attends qu’il écrive du nouveau matériel », a-t-elle mentionné.