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80 ans de plaisir et ça continue

Campeau 10 janvier
photo courtoisie Les adeptes de tous les âges se donnent rendez-vous depuis plus de huit décennies à Sainte-Anne-de-la-Pérade pour y capturer des petits poissons des chenaux.

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Année après année, les petits poissons des chenaux migrent jusqu’à Sainte-Anne-de-la-Pérade au grand bonheur de tous.

Ces petites morues au corps allongé et presque rond étaient déjà bien connues des Iroquois dans les années 1000. Ces poissons à la tête triangulaire, pourvus d’un barbillon sur le menton, de trois nageoires dorsales et de deux anales et dont la taille moyenne est de 15 à 20 cm étaient déjà abondamment prélevés par les premiers colons français au début des années 1600 dans le secteur de Trois-Rivières. Malheureusement, comme c’est souvent le cas, l’homme dérange considérablement les écosystèmes et ne veille pas assez sur le bien-être de mère Nature. À la suite de l’abondante pollution engendrée par l’industrialisation, les loches, qui se rendaient dans la rivière Saint-Maurice pour s’y reproduire, ont complètement délaissé le site afin d’opter pour un environnement plus serein.

C’est par un pur hasard qu’Eugène Mailhot préleva les premiers poulamons de la rivière Sainte-Anne en 1938. En fait, il était venu y découper des blocs de glace pour la glacière familiale.

L’engouement généré pour cette espèce s’est rapidement répandu. Si bien que dès les années 1940, les gens venaient de partout, principalement en train, jusqu’au village et les pourvoyeurs se servaient de traîneau à chiens pour les amener sur le site de prédilection.

De nos jours

Le banc, estimé de 600 000 000 de poulamons, n’est maintenant exploité qu’à des fins touristiques et récréatives. On estime qu’un peu plus de 4 500 000 de petites loches sont soutirées par la clientèle des 18 pourvoyeurs répartis sur deux kilomètres de glace. Ces derniers, qui font partie d’une association unique, accueillent annuellement environ 100 000 amateurs dans les 500 chalets chauffés, meublés et éclairés, pour 4 à 35 adeptes. Tout le matériel de pêche et les appâts sont inclus.

Le coût pour l’activité est abordable et n’a pas augmenté de façon drastique au fil des temps. Du lundi au vendredi, il en coûte 25 $ par adulte et 12,50 $ pour les jeunes de 6 à 12 ans. Ces prix sont majorés à 30 $ et à 15 $ les fins de semaine. C’est toutefois toujours gratuit pour les tout-petits. Afin de maximiser l’utilisation des chalets, votre groupe doit débourser un montant minimal de 60 $ en semaine et de 120 $ lors des week-ends.

Les petites familles optent, la plupart du temps, pour les plages horaires de jour qui se déroulent de 8 à 18 heures. De nombreux passionnés préfèrent tenter leur chance de nuit, car dans bien des cas, il y a moins de bruits sous la surface gelée et les poissons semblent plus mordeurs. En revanche, rappelez-vous que des études ont prouvé que le nombre de loches présentes dans la rivière augmente à la marée montante et lorsque le niveau de l’eau est élevé. Pour consulter les tables des marées, jetez un coup d’œil au site www.waterlevels.gc.ca.

La pêche

Plusieurs millions de petites morues se dirigent instinctivement en décembre, janvier et une partie de février vers la rivière Sainte-Anne pour s’y reproduire. Dès qu’elles auront atteint l’âge de deux ans, les femelles pondront en fonction de leur taille de 6000 à 65 000 œufs.

Il n’y a pas de limite ni de saison. Il ne faut pas non plus de permis (comme à plusieurs autres endroits pour la première fois cet hiver).

Dans chaque cabane, on retrouve une tranchée découpée sur toute la longueur du plancher. Au-dessus de ce dernier, il y a un madrier avec des clous qui font office de porte-fils puisqu’on y emmagasine de la corde de pêche. Il suffit de descendre chacun des nombreux montages en y empalant des morceaux de foie fournis par le pourvoyeur. On les positionne près du fond et on attend de voir la corde bouger. Votre hôte vous montrera certainement comment détecter plus facilement les touches de façon visuelle en fixant une allumette de bois sur le fil. Il est important de changer les cubes de foie souvent, car dès qu’ils ne sont plus gorgés de sang et qu’ils deviennent blancs, ils sont moins appétissants pour ces petits ogres.

Les crevettes, disponibles sur place, sont aussi reconnues comme étant des appâts efficaces.

Après avoir taquiné les poulamons atlantiques, il est possible, en fonction d’un horaire préétabli, de s’amuser au mini-golf, aux jeux gonflables, sur les patinoires, sur la grande glissade, avec les clowns, etc. Pour en savoir davantage, composez le 418 325-2475 ou visitez le site lespetitspoissons.ca.

De tout pour tous

Campeau 10 janvier
Photo Fotolia

Le responsable des relations avec les médias de la Sépaq, Simon Boivin, rappelle que des modifications sont apportées aux modalités de réservation de pêche à la journée. Le nouveau modèle, plus simple et plus accessible, ne nécessitera plus de réserver quatre mois à l’avance son expédition quotidienne. Dorénavant, toutes les dates de la saison de pêche à la journée pourront être réservées à partir d’une seule et même date. Cette année, l’ouverture des réservations aura lieu le samedi 7 avril. Aussi, une salle d’attente virtuelle a été mise en place pour les réservations en ligne afin de faire respecter l’ordre de priorité. Cette nouvelle façon de faire devrait notamment sourire aux jeunes et à ceux qui planifient à plus court terme leur sortie de pêche. J’en profite également pour vous rappeler que vous avez jusqu’au 15 janvier prochain pour vous inscrire aux tirages au sort afin de mettre la main sur un secteur de chasse à l’orignal ou au cerf de Virginie dans l’une des réserves fauniques et à Sépaq Anticosti pour la saison 2018.