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Amélie B. Simard parle de son alcoolisme dans un message inspirant

Amélie B. Simard parle de son alcoolisme dans un message inspirant
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Amélie B. Simard a célébré un important moment dans sa vie: elle est désormais sobre depuis quatre ans.

Celle que l’on a connue à la télé dans des émissions comme Comment survivre au week-end et Les jeunes loups avait avoué par le passé qu’elle avait souffert d’un problème de consommation de drogue et d’alcool. 

 

«Aujourd’hui, ça fait quatre ans que je suis sobre: quatre ans de 24 heures sans alcool ni cocaïne», explique la comédienne dans son message Facebook.

C’est à l’âge de 29 ans qu’Amélie a fait une croix sur ces substances, réalisant que leur présence dans sa vie lui posait problème.

«Moi, j’ai arrêté à 29 ans et c’était vraiment nécessaire si j’avais envie de continuer à vivre. J’avais un désir sincère d’aller mieux, car j’avais vraiment pogné mon “bas-fond”, comme on dit.»

Amélie B. Simard a aussi cru bon briser certains mythes et croyances populaires entourant l’alcoolisme.

«Beaucoup de gens pensent – encore aujourd’hui – qu’un alcoolique a nécessairement l’air d’un sans-abri. Je te confirme que tu peux très bien fonctionner, avoir l’air de bien aller aux yeux de pas mal tout le monde et être un alcoolique. Tu n’as pas besoin d’être le cliché qu’on s’imagine.»

Un message poignant à lire en entier. 

Aujourd’hui, ça fait 4 ans que je suis sobre : 4 ans de 24 heures sans alcool, ni cocaine. Si tu lis ce texte et qu'intérieurement, tu te dis : « Hey, on s’en sacre de ton 4 ans ! », alors ce texte n’est pas pour toi (ou peut-être que oui, à toi de voir). J’écris ça pour celui ou celle qui se pose des questions, comme moi je m’en posais il y a 4 ans. J’écris à celui qui a peur en ce moment, comme moi j’avais peur. Moi j’ai arrêté à 29 ans et c’était vraiment nécessaire si j’avais envie de continuer à vivre. J’avais un désir sincère d’aller mieux, car j’avais vraiment pogné mon bas fond comme on dit. Mes peurs... Est-ce que j’avais peur d’échouer? Énormément. Arrêter de consommer quand la plupart de tes amis consomment, oui ça fait peur, fucking terrifiant même ! Est-ce que j’avais peur du jugement ? Totalement. Beaucoup de gens pensent — encore aujourd’hui — qu’un alcoolique a nécessairement l’air d’un sans-abris. Je te confirme que tu peux très bien fonctionner, avoir l’air de bien aller aux yeux de pas mal tout le monde et être un alcoolique. Tu n’as pas besoin d’être le cliché qu’on s’imagine. La définition d’un alcoolique (bien humblement selon moi) c’est quelqu’un qui a besoin d’une substance — alcool, sexe, drogue... — pour ne pas se sentir, pour geler ses émotions, pour aller mieux un bref instant. C’est un ego malade. Est-ce que j’avais peur de trouver ça trop difficile ? Ce serait malhonnête de ma part de dire que c’est facile et gagné d’avance; mais, c’est de loin la plus belle décision de ma vie et celle qui en a valu le plus la peine — les efforts seraient plus juste. Pour vrai. Donc la réponse est non, ce n’était pas facile, mais je suis allée chercher de l’aide et j’en ai parlé. Est-ce que je vais mieux aujourd’hui ? Sans l’ombre d’un doute. Il n’y a aucune comparaison entre la fille que je suis maintenant et celle que j’étais à 29 ans. Et je suis définitivement plus heureuse aujourd’hui, car une joie de vivre réelle m’habite. Pas tout le temps, c'est sûr, mais très souvent tsé. **suite du texte dans les commentaires ⬇️

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