/news/provincial
Navigation

Scrutin coûteux pour Démocratie Québec

Anne Guérette et le nouveau chef intérimaire, Mbaï-Hadji Mbaïrewaye.
Photo d'archives Anne Guérette et le nouveau chef intérimaire, Mbaï-Hadji Mbaïrewaye.

Coup d'oeil sur cet article

Les dernières élections ont coûté cher au parti Démocratie Québec (DQ), qui a malgré tout réussi à se garder la tête hors de l’eau.

Le parti fondé par Anne Guérette est sorti amoché de la dernière campagne électorale, convient le nouveau chef intérimaire, Mbaï-Hadji Mbaïrewaye.

Ce dernier a succédé à l’ex-conseillère, qui a choisi de quitter la vie politique à la suite des résultats décevants des dernières élections.

« On n’est pas dans une situation catastrophique. On n’est pas riches, mais nous ne sommes pas dans le rouge », exprime M. Mbaïrewaye, en entrevue au Journal. Le parti est d’ailleurs à préparer son rapport financier, qu’il doit remettre au Directeur général des élections du Québec.

« Nous avons fait quand même une bonne campagne. On a pu ramasser suffisamment d’argent pour la faire. »

Résultat décevant

Ce qui a fait le plus mal, admet cependant le chef intérimaire, c’est le résultat du scrutin. Avec un seul conseiller élu, Démocratie Québec est passé derrière Québec 21, qui en a deux. Le parti a par le fait même perdu les sommes importantes octroyées à l’opposition officielle. « Ça nous a coûté cher. »

Malgré tout, assure Mbaï-Hadji Mbaïrewaye, « nous avons les moyens de fonctionner actuellement. »

Par contre, le défi est grand pour les prochains mois, énumère-t-il. Il faudra regarnir les coffres, accroître le nombre de membres, rendre le parti plus « attrayant », contrer son image de parti du centre-ville, mais aussi réparer les « dissensions qui lui ont porté ombrage ».

Après la course à la chefferie, qui a laissé le parti divisé en deux camps, les départs de Paul Shoiry et d’Yvon Bussières, et les mouvements de personnel qui se sont succédé au cabinet de l’opposition ont laissé des traces, dit-il.

Il y aura changement de garde à la présidence du parti.

L’ancien président, Denis L’Anglais, a choisi de laisser sa place. Il s’est aussi retiré de ses fonctions au conseil d’administration. Il demeure membre du parti. Le nouveau président a été désigné et sa nomination sera rendue publique la semaine prochaine.

Nouveau Chef pas avant 2019

Les anciens candidats Marie Lacerte, Stéphanie Houde, Christophe Navel et Denis Des Roches ont pour leur part fait leur entrée au sein du CA.

Le nouveau chef de la formation politique ne sera pas connu avant 2019.

« C’est le CA qui va déterminer l’échéancier », explique M. Mbaïrewaye, qui assurera d’ici là l’intérim.

Il a d’ailleurs l’intention de faire connaître DQ à la grandeur de la ville et de visiter les quartiers en périphérie, convaincu que la banlieue et le centre-ville ont des préoccupations communes.