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Blue Moon 3: Justine et sa milice en eaux troubles

Blue Moon 3: Justine et sa milice en eaux troubles
Photo courtoisie

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MONTRÉAL | Si à la fin de la seconde saison, Justine Laurier (Karine Vanasse) met à la fois la clé dans la porte de Blue Moon et une croix sur les activités criminelles de sa société paramilitaire, elle n’est pas au bout de ses peines pour autant. Sa mission dans le troisième chapitre, encore plus clandestine que les précédentes et offerte en 10 épisodes sur Club illico depuis jeudi, promet encore de se laisser gober en rafale.

Le premier épisode met d’ailleurs très bien la table. Coup de théâtre: on simule l’assassinat de Justine en pleine rue, afin que celle-ci puisse manœuvrer sous le radar. Terrée dans une cache où elle installe son quartier général avec Bob (Patrice Godin), son homme de confiance, elle rassemble sa loyale milice pour une mission d’importance – «dangereuse, secrète et payante» –, dont on l’a investie.

Tous, néanmoins, devront naviguer en eaux troubles, puisqu’aucun ne tire les ficelles.

Le maître d’oeuvre

Car parmi les deux nouveaux visages qui se greffent à la distribution, l’un brouille les cartes d’entrée de jeu. Même si l’arrivée de Vicky Duclos (Catherine St-Laurent), une espionne et tireuse d’élite, donne du fil à retordre à Milan Garnier (Éric Bruneau), son maître d’armes (et amant), c’est surtout l’inquiétant Vincent Morel (convaincant David La Haye), stratège oeuvrant pour les services secrets canadiens, qui installe aussitôt son influence.

N’ayant de compte à rendre à personne, sinon au premier ministre, de qui il relève directement, ce redoutable manipulateur contrôle l’échiquier et avance chacune de ses pièces sans prévenir. Rien ne barre la route à ses ambitions, nobles en apparence. Son objectif? Empêcher les Américains de pomper nos réserves d’eau potable pour alimenter le sud-ouest des États-Unis. «L’eau, c’est encore plus important que l’or et le pétrole», martèlera-t-il. Mais à quel prix...

Jouer sur les rivalités

Vous l’aurez deviné, sa quête, imaginée avec doigté par l’auteur Luc Dionne («District 31», «Omertà»), se déploie sur fond politique et de crises diplomatiques avec nos voisins du sud qui se profilent dans l’ombre. Les rebondissements sont toujours au rendez-vous, tout comme les «cliffhangers», ces fins d’épisode que le réalisateur Rafaël Ouellet maîtrise tout autant que son prédécesseur Yves-Christian Fournier pour nous tenir en haleine. C’est d’ailleurs ainsi qu’on découvre à quel point Morel joue sur tous les tableaux, allant jusqu’à tirer profit de la rivalité entre Justine et Milan en leur confiant la même mission, sans que l’un et l’autre ne le sachent.

Le geste est d’autant plus machiavélique que l’experte en explosifs n’a pas encore débusqué son violeur en Milan ni les autres horreurs dont il est coupable, ne sachant pas même si celui-ci est mort ou vif.

Pendant ce temps, le pouvoir tentaculaire de Morel continue d’agir, oppressant, comme un étau qui se resserre sur tous, même sur l’activiste libre de fortune et à la langue bien pendue Thylan Manceau (Émile Proulx-Cloutier), qui refait surface en publiant un bouquin sur Blue Moon et sur qui l’on mise pour «sensibiliser le public» à l’urgence de protéger nos eaux.