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Un robot pour converser avec les fumeurs de pot

Un robot pour converser avec les fumeurs de pot
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Utiliser l’intelligence artificielle pour convaincre les consommateurs de cannabis de ne pas prendre leur voiture, c’est l’objectif d’un des derniers outils lancés par le gouvernement fédéral à l’aube de la légalisation.

Ne conduis pas gelé est une application Facebook Messenger. L’internaute interagit avec le robot de la même manière qu’il le ferait avec un de ses amis. L'assistante virtuelle lui proposera alors des options au gré des questions de l'utilisateur. En utilisant un langage décomplexé, elle pourrait lui offrir de lui « trouver un lift » pour se rendre en sécurité à la maison en utilisant sa géolocalisation ou encore en l’aidant avec ses problèmes de consommation en le redirigeant vers les ressources appropriées. 

Sécurité publique Canada a mis en ligne le robot le 25 décembre dernier au coût de 30 000 $. Déjà, sept millions de Canadiens auraient été rejoints. Par contre, il est impossible de connaître le nombre d'interactions avec l'assistante virtuelle.

Tendance

La Commission de la capitale nationale utilise depuis quelques jours une technologie similaire pour informer les patineurs de l’état de la glace du canal Rideau. « Cela permet de fournir de l’information de base beaucoup plus rapidement », dit son porte-parole Jean Wolff.

Selon le dirigeant principal de l'information du gouvernement fédéral, Alex Benay, l’ensemble de la fonction publique se dirige rapidement dans ce sens. « On doit se moderniser et changer nos approches. » Il a le lourd mandat de changer la manière dont les prestations de service sont données aux Canadiens et en même temps de revoir les méthodes de travail à l’intérieur du gouvernement.

« On est dans un milieu très hiérarchique, et c’est pour de bonnes raisons, mais en même temps dans un monde numérique, la culture organisationnelle est plutôt horizontale, moins hiérarchique et plus axée sur la collaboration. »

Pour y arriver, M. Benay, qui est en poste depuis 10 mois, veut pousser l’utilisation de l’intelligence artificielle, implanter des technologies infonuagiques, encourager l’utilisation de logiciels plus flexibles et créer un portail de données ouvertes par défaut.

Le gouvernement fédéral dépense présentement près de 6 milliards de dollars par année pour ses services informatiques.