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Plus de 75 chauffeurs de taxi ont manifesté à la place d'Armes

Les chauffeurs de taxi voulaient dénoncer l’intention du gouvernement Couillard de déréglementer l’industrie du transport rémunéré de personnes.
Photo Stevens LeBlanc Les chauffeurs de taxi voulaient dénoncer l’intention du gouvernement Couillard de déréglementer l’industrie du transport rémunéré de personnes.

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Plus de 75 chauffeurs de taxi ont manifesté à la Place d’Armes, jeudi matin dans le Vieux-Québec, afin de dénoncer l’intention du gouvernement Couillard de dérèglementer l’industrie du transport rémunéré de personnes.

Cette mobilisation des chauffeurs survient le jour de la première rencontre du comité Finances-Transports, qui doit établir les compensations à verser aux taxis à la suite des projets-pilotes accordés à la multinationale Uber.

Les chauffeurs de taxi voulaient dénoncer l’intention du gouvernement Couillard de déréglementer l’industrie du transport rémunéré de personnes.
Photo Stevens LeBlanc

«On vient annoncer nos couleurs au comité. Je siège à celui-ci et on dit au gouvernement que nous sommes là juste pour la compensation, les pertes de valeur des permis et la perte de la rentabilité journalière depuis 2014», indique Abdallah Homsy, président du Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec (RITQ).

Selon lui, la déréglementation mettrait 22 000 chauffeurs de taxi au chômage.

Les chauffeurs de taxi voulaient dénoncer l’intention du gouvernement Couillard de déréglementer l’industrie du transport rémunéré de personnes.
Photo Stevens LeBlanc

«On demande au premier ministre Philippe Couillard de [...] jouer franc jeu avec nous. Non à la déréglementation et oui à la compensation financière, point à la ligne. Qu’il ne nous sorte pas un cheval de Troie à la dernière minute, comme il l’a fait avec son projet de loi», poursuit M. Homsy.

Le Journal annonçait ce jeudi que Lyft, principale rivale d’Uber, projette aussi de venir s’installer au Québec et dans plusieurs autres provinces canadiennes. Le président du RITQ est clair: «Uber ou Lyft, peu importe c’est quoi, ils sont bienvenus dans le cadre actuel des règlements, comme les taxis. Qu’ils s’achètent des permis, qu’ils fassent comme nous», poursuit-il.

Les chauffeurs de taxi voulaient dénoncer l’intention du gouvernement Couillard de déréglementer l’industrie du transport rémunéré de personnes.
Photo Stevens LeBlanc

Présent à la manifestation, le chauffeur Carl Berger estime que la lune de miel des gens de Québec avec Uber achève et que le principe d’économie de partage est une illusion.

«Uber, la supposée économie qu’il fait faire, il la reprend, estime M. Berger. Le monde commence à le savoir. Quand les clients se font facturer deux fois et demie le prix [majoration], tous les 2 $ et les 3 $ qu’ils ont sauvés, eh bien, Uber va les rechercher.»

Les chauffeurs de taxi voulaient dénoncer l’intention du gouvernement Couillard de déréglementer l’industrie du transport rémunéré de personnes.
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