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Blâmées pour avoir utilisé un briseur de grève

Un non-syndiqué a simplement déplacé une ambulance

Les Ambulances S.N.L. ont été blâmées pour avoir utilisé un briseur de grève.
Photo Stéphane Bouchard Les Ambulances S.N.L. ont été blâmées pour avoir utilisé un briseur de grève.

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La grève des ambulanciers de Saguenay s’est retrouvée au tribunal la semaine dernière, alors qu’un employé de garage y a été accusé d’être un briseur de grève.

En ramenant une ambulance qui venait d’être réparée directement dans le local des Ambulances S.L.N. situé à La Baie, un employé des Galeries Ford de Jonquière a effectué des tâches qui sont normalement réservées aux travailleurs syndiqués, a reconnu le Tribunal administratif du travail.

L’employé des Galeries Ford conduisait habituellement les véhicules réparés dans le centre administratif de l’entreprise qui se trouve à Chicoutimi, sur le boulevard Barrette.

Le Syndicat des paramédics Saguenay–Lac-Saint-Jean-Nord (FSSS-CSN) avait déposé une plainte en décembre pour dénoncer cet acte et a obtenu gain de cause.

PRINCIPES

Pour le président du syndicat des ambulanciers Syndicat des paramédics FSSS-CSN, Martin Harvey, bien que cette question ne règle pas le cœur du conflit, il souligne l’importance de respecter certains principes pendant la grève.

« Le syndicat doit respecter des règles pendant la grève. C’est normal que les deux côtés aient à respecter des règles », explique M. Harvey.

ARGUMENTS

Dans son argumentaire, le syndicat prétendait que l’employé des Galeries Ford avait accompli une tâche « dévolue uniquement aux paramédics ».

Les patrons, de leur côté, affirmaient que cette façon de rapporter les véhicules avait été déjà utilisée lors de circonstances exceptionnelles et ne représentait pas une violation des dispositions antibriseurs de grève.

Le jugement rendu par le juge Christian Drolet, du Tribunal administratif du travail, donne raison aux travailleurs. « Le Syndicat voit son rapport de force grandement affaibli compte tenu de son obligation de maintenir des services essentiels. Permettre à S.L.N. de l’affaiblir davantage est de nature à lui causer un sérieux préjudice », écrit le juge.

Ce dernier a accordé au syndicat une ordonnance provisoire empêchant le transport de véhicules à un autre lieu que le centre administratif du boulevard Barrette. L’ordonnance est valide aussi pour l’entreprise Ambulances Chicoutimi.

Les paramédics sont en grève générale illimitée depuis le 15 février 2017. Le droit de grève des ambulanciers est grandement influencé par la loi sur les services essentiels, qui encadre leurs moyens de pression.