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Enlèvement et mutilation: Jonathan Ouellet se reconnaît coupable

<b>Jonathan Ouellet</b><br />
Coupable
Photo collaboration spéciale, Roger Gagnon Jonathan Ouellet
Coupable

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Après 29 mois de détention préventive à réclamer un procès devant jurés, le récidiviste Jonathan Ouellet s’est finalement reconnu coupable d’enlèvement et de séquestration d’un jeune adulte à qui il a transpercé le prépuce avec un couteau en août 2015.

La procureure Sabrina Tremblay entreprendra une procédure particulière auprès du Directeur des poursuites criminelles et pénales pour réclamer son évaluation à l’Institut Philippe-Pinel afin de déterminer s’il est un délinquant dangereux.

Les délinquants dangereux reçoivent une peine indéterminée dont la fin ne peut être fixée que sur recommandation d’un groupe d’experts convaincus que le détenu ne représente plus de danger hors des murs.

FEUILLE DE ROUTE

Ouellet a déjà deux sentences de pénitencier à son actif pour des crimes de grande violence. En 2008, il avait été condamné à cinq ans pour la séquestration de plusieurs revendeurs indépendants qu’il avait malmenés avec une arme à feu.

À la même époque, un trafiquant indépendant qui avait refusé de plier, Jean-Philippe Savard, a disparu. Ses restes ont été retrouvés six ans plus tard dans un boisé de Shipshaw sans que les auteurs du meurtre aient été identifiés.

EXTORSION

Ouellet a plaidé coupable vendredi après-midi, devant le juge Denis Jacques, de la Cour supérieure, après que le DPCP eut retiré les chefs infamants d’agression sexuelle armée et d’agression sexuelle avec lésions pour se concentrer sur des voies de fait armées d’un couteau et des voies de fait avec lésions pour décrire la mutilation sexuelle.

En août 2015, Ouellet s’était servi du jeune Alex Bergeron, 19 ans, pour attirer un autre jeune qu’il a emmené dans un boisé de Saint-Jean-Vianney. Il lui avait alors infligé des sévices pour obtenir de l’argent. En état de choc, la jeune victime lui a versé plusieurs centaines de dollars pour le dédommager d’avoir fréquenté une jeune femme que Ouellet prétendait être « sa propriété ».