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Un ailier défensif belge se joint au Rouge et Or

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Le Rouge et Or de l’Université Laval a puisé en Belgique pour renflouer sa ligne défensive.

Loïc Sapart a confirmé jeudi, sur son compte Instagram, qu’il se joignait aux finalistes de la Coupe Vanier. L’ailier défensif de 6 pi 6 po et 240 lb a débarqué il y a trois jours avec son père pour visiter l’école et les installations.

«C’est le coordonnateur défensif Marc Fortier qui m’a contacté après avoir vu le film de mes meilleurs jeux, a raconté Sapart. Au départ, le plan était d’obtenir une bourse d’études dans la NCAA, mais je suis bien content de me retrouver à Québec, où notre famille a des amis. Je suis tombé amoureux de l’école.»

Membre de l’équipe nationale belge, Sapart a joué en 2016 avec le Junior College de West Hills, à Coalinga, en Californie, avant de participer à des camps dans différentes universités américaines durant l’été 2017. «La Florida International University souhaitait obtenir mes services, mais voulait que je me présente comme joueur invité [walk-on], a-t-il expliqué. Wake Forest et Virginie ont démontré de l’intérêt, mais ne voulaient pas offrir une bourse à un joueur qui était passé par un junior college. J’ai aussi participé à un camp des Hurricanes de Miami et à un autre avec l’Université de Richmond.»

«Le niveau canadien est très bon, de poursuivre celui qui a pris part à l’International Bowl de 2015 à Dallas sous les couleurs de l’équipe du monde qui affrontait les Américains. J’ai découvert le Rouge et Or sur YouTube et par nos amis belges établis à Québec. J’ai aussi été approché par la Saskatchewan, mais la priorité était de venir à Laval.»

La venue de Sapart tombe à point pour le Rouge et Or, en raison du départ de l’ailier défensif Edward Godin, qui a terminé son parcours universitaire. «Je veux simplement donner le meilleur de moi-même et impressionner mes coéquipiers et mes entraîneurs, a-t-il souligné. Je sais qu’il y a de la place sur la ligne défensive et qu’il y a des opportunités. J’ai participé à mon premier entraînement mardi et j'ai rencontré les joueurs.»

Âgé de 20 ans, l’ailier défensif ne joue que depuis cinq ans au football. «Je suis toutefois né dans le football américain, puisque mon père a pratiqué ce sport pendant 25 ans, a-t-il raconté. J’ai commencé avec l’équipe de Belgique des moins de 18 ans.»

Cet automne, Sapart s’est entraîné avec la formation nationale senior de son pays et avec les Warriors de Waterloo, son ancienne équipe belge, afin de maintenir la forme avant son retour en Amérique.

«Physiquement, Loïc est de calibre, a observé Fortier. Dès le premier entraînement, on a pu voir que c’est un bon athlète. C’est difficile de l’évaluer tant qu’on ne l’aura pas vu en situation d’opposition. C’est un joueur sérieux et son père a été impliqué dans le processus. Sa présence tombe bien, avec le départ d’Edward Godin. Il va avoir des opportunités et l’occasion de se développer. J’ai hâte de le voir au camp de printemps, en Floride.»