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Accusés d’avoir profité pendant des années d’un couple de sans-abri ayant une déficience intellectuelle

Bloc avocat Juge justice
Photo d'archives, Chantal Poirier

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TORONTO | Un homme de Toronto vient d’être reconnu coupable d’avoir enlevé, à la fin des années 1980, le fils d’un couple de sans-abri ayant une déficience intellectuelle.

Gary Willett Sr et sa femme Maria auraient hébergé le couple et pris son enfant, aujourd’hui âgé de 28 ans, l’élevant comme s’il était le leur. Ce dernier, qui est aujourd’hui âgé de 28 ans, n’a découvert que tout récemment ses véritables origines.

Les deux sans-abri seraient ainsi devenus les esclaves de leurs hôtes, qui les auraient soumis, sur une longue période, à la fois à des coups et à des insultes.

Selon le Toronto Star, la femme sans-abri aurait réussi à se sortir de cette situation après une période de quatre ans, abandonnant sur place son enfant – qui aurait été élevé par les accusés – et son conjoint de l’époque. Ce dernier serait demeuré captif de ses bourreaux pendant plus de deux décennies, « hébergé » dans un sous-sol crasseux, mangeant de la nourriture pour chien et se retrouvant avec des dents pourries.

Après avoir trouvé une maison aux deux sans-abri et les avoir même hébergés chez lui, le couple d’accusés, Gary Willett Sr et son épouse Maria, d’abord amical, aurait changé du tout au tout, mettant la main sur les prestations d’invalidité de Tim Goldrick et de Barbara Bennett, aujourd’hui âgés de 56 ans, qui ont tous deux une déficience intellectuelle.

M. Goldrick, qui aurait été battu parfois sévèrement, aurait été menacé d’être envoyé dans une institution psychiatrique s’il n’obéissait pas au couple. C’est son fils Gary qui lui aurait permis de fuir, en 2012, alors qu’il ignorait que l’homme dans la cave se trouvait, dans les faits, à être son père biologique.

Gary Willett a été reconnu coupable vendredi d’avoir enlevé le fils. Il connaîtra sa peine en mars prochain.

Quant à Maria Willett, qui doit subir son procès en septembre prochain, elle fait face aux mêmes accusations que son mari, mais doit également se défendre d’avoir agressé certains enfants dont le couple a eu la garde au fil des ans. Les Willett, toujours selon le Toronto Star, auraient hébergé jusqu’à huit enfants au cours des deux dernières décennies.

Soulignons qu’au moment où elle se serait sauvée de la maison des Willett, Barbara Bennett n’était pas seule. Elle a emporté sa fille de six mois, Billie-Jean Bennett, enfant qui aurait été conçu avec le frère de l’accusé.