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Mobilisation monstre pour sauver le Skatepark de l’église

Une pétition pour sauver le Skatepark de l’église obtient un succès monstre.
Photo courtoisie facebook Une pétition pour sauver le Skatepark de l’église obtient un succès monstre.

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Des milliers de personnes se mobilisent pour sauver le Skatepark de l’église qui est menacé de fermeture après le non-renouvellement du bail qui liait la Ville de Saguenay et la Fabrique Saint-François-Xavier.

La communauté qui fréquente le Skatepark de l’église ne se laisse pas abattre. Elle a misé le tout pour le tout cette semaine en lançant une pétition sur internet pour qu’on lui permette de sauvegarder le skatepark intérieur qu’elle s’est approprié depuis maintenant plus de 10 ans.

Un des fondateurs du Skatepark de l’église, Étienne Boulanger, n’en croit pas ses yeux. « Je pensais en lançant la pétition qu’on allait être une centaine... On est plus de 5000 et ça continue de grossir », raconte-t-il au Journal lors d’un entretien plus tôt cette semaine. De fait, plus de 6500 personnes ont maintenant donné leur appui à la survie du skatepark.

Bâtiment désuet

Mais les heures du skatepark situé sur le boulevard Saguenay à Rivière-du-Moulin sont comptées. L’état dans lequel se trouve l’église Saint-nom-de-Jésus ne permet pas à la Ville d’autoriser les organismes à l’occuper encore longtemps. La Société d’art lyrique du Royaume et la Maison des jeunes de Chicoutimi doivent aussi déménager.

Déjà, l’institution de Rivière-du-Moulin a obtenu un petit sursis. La dernière soirée devait se tenir à la mi-décembre, mais le skatepark pourra demeurer ouvert jusqu’au printemps.

L’église était pourtant parfaite pour la pratique de sports tels le BMX, le patin à roues alignées ou le skateboard. « Dans une église, les plafonds sont hauts et il n’y a pas de poutre dans le milieu de la salle », indique Étienne Boulanger en précisant que cette conversion a été faite avant qu’il ne devienne à la mode de transformer les lieux de culte en espace communautaire.

Selon lui, le Skatepark de l’église a permis à des jeunes de tous les niveaux de pratiquer leur sport à l’année. Sa disparition laisserait un vide qu’aucun autre centre intérieur ne peut combler pour l’instant.

La Ville, cette semaine, a signifié son intérêt à trouver une solution. Elle a cependant été claire sur ses intentions : elle n’achètera pas ni ne rénovera l’église Saint-nom-de-Jésus.