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Une pénurie d’EpiPen inquiète des pharmaciens

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Une pénurie d’EpiPen pour adultes annoncée cette semaine inquiète des pharmaciens qui craignent un épuisement complet des stocks de ce médicament d’urgence en cas de réactions allergiques.

« Si vous en avez déjà un et qu’il est encore bon, gardez-le », recommande le porte-parole de l’Ordre des pharmaciens du Québec, Bertrand Bolduc.

Bertrand Bolduc, <i>Ordre des pharmaciens</i>
Photo courtoisie, Yves Beaulieu
Bertrand Bolduc, Ordre des pharmaciens

La compagnie pharmaceutique Pfizer Canada a annoncé jeudi qu’elle ne pourrait plus fournir d’EpiPen pour adultes jusqu’au début du mois de février. Cette pénurie ne concerne pas le modèle pour enfants qui est deux fois moins puissant.

« À l’heure actuelle, les grossistes, les distributeurs et les pharmacies détiennent une quantité limitée d’auto-injecteurs », admet l’entreprise dans un courriel. Ces problèmes d’approvisionnement seraient causés par des retards à l’usine de production du médicament.

Périmé après un an

Les trois pharmacies de Montréal contactée par Le Journal samedi avaient encore en stock entre un et six EpiPen pour adultes, mais deux d’entre elles ne pouvaient déjà plus en commander auprès de leurs fournisseurs.

« Parfois, on peut en passer quatre dans la même journée, d’autres fois, c’est un seul en trois semaines », explique la pharmacienne Élizabeth Le qui n’était pas inquiète de la situation outre mesure.

Tous les pharmaciens contactés ont expliqué qu’ils recommandent à leurs patients de se rendre dans une autre pharmacie s’ils n’ont plus le médicament.

Le principal problème vient du fait que ce médicament utilisé pour traiter les réactions allergiques avant de se rendre à l’urgence périme après une année seulement, indique Bertrand Bolduc.

Dernière minute

« C’est pour ça qu’il n’y a pas beaucoup de stock dans les pharmacies, parce que les gens veulent toujours le médicament le plus frais quand ils achètent un EpiPen », explique-t-il.

« Mais, encore une fois, on apprend la pénurie à la dernière minute », se désole le porte-parole de l’OPQ. Selon lui, la compagnie aurait pu avertir la population plus tôt, ce qui aurait permis de commander le produit de l’étranger.

Santé Canada devrait permettre à plus de compagnies d’homologuer ce produit pour éviter des ruptures de stock à répétition, selon Bertrand Bolduc.

Pour le moment, Pfizer Canada affirme avoir informé Santé Canada de la situation et dit travailler sur un plan de redressement pour ramener la situation à la normale.