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Où vont vos dons?

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Voici la deuxième partie de notre dossier sur des Québécois qui lèguent tout leur héritage ou une partie de celui-ci à des organismes à leur décès.

 

À quoi servent les dons ?

 

Que ce soit pour soutenir un projet particulier ou pour s’assurer que l’argent puisse servir à perpétuité, les dons lors du décès font une différence pour les organismes qui en reçoivent. Voici des exemples :

Maison de soins palliatifs Aube-Lalumière

« Nous devons amasser 1 million de dollars chaque année pour pouvoir offrir nos services puisqu’une maison de soins palliatifs, c’est gratuit. » – Marie Bécotte, directrice de la maison


Fondation Sainte-Croix/Hériot (CSSS Drummond)

« Nous avons un programme appelé “héritage” qui inclut les legs testamentaires. L’argent est placé et on ne se sert que des intérêts. À partir du montant des intérêts, nous faisons chaque année un projet. Avec le montant amassé l’an dernier, nous avons créé une salle Snoezelen en CHSLD, une salle avec des lumières, des sons, pour apaiser les patients qui sont en crise. » – Chareyne Lupin, directrice générale de la Fondation


Centraide du Grand Montréal

« Lors des dons par héritage, on le met dans un fonds de dotation. On garde le capital, et les intérêts vont dans notre campagne annuelle afin d’aider les gens plus démunis et en situation de vulnérabilité. Le don va donc changer au fil des années, selon les enjeux dans notre société, récemment il y a eu les réfugiés syriens. » – Heather Powers, responsable des dons planifiés


Institut de cardiologie de Montréal

« Généralement, les gens ne spécifient pas où ils souhaitent que l’argent soit utilisé. Dans ce cas, les sous vont aux projets prioritaires, où on en a le plus besoin. Normalement, les deux tiers vont pour la recherche et le tiers pour les innovations technologiques. » – Josée Darche, directrice dons majeurs et planifiés

 

Il lègue plus de 500 000 $ pour lutter contre la pauvreté

Photo Marie-Ève Dumont

Choqué par la disparité de la richesse dans le monde, Henri Conard a légué sa maison et près d’un demi-million en placements à des organismes alors qu’il a toujours vécu bien simplement dans une petite ferme en Estrie.

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6 M$ en maisons léguées en un an

 

À peine 5 % des Québécois lèguent tout leur héritage ou une partie de celui-ci à des organismes à leur décès. Il n’existe cependant pas de statistiques sur le montant total. Une compilation effectuée par Le Journal a permis de constater qu’une vingtaine de personnes ont donné près de 6 millions de dollars à des organismes en 2016 seulement par le don de leur maison ou leur chalet.

Une trentaine d’organismes aux missions bien diverses en ont profité. Dans la liste, on retrouvait le Refuge des jeunes de Montréal, la Fondation du Dr Julien, la Société protectrice des animaux, l’Institut de cardiologie de Montréal ou encore l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues, pour ne nommer que ceux-là.

Il ne s’agirait cependant que de la pointe de l’iceberg puisque les dons posthumes peuvent prendre plusieurs formes et que les legs de maisons sont plus rares, selon les organismes consultés.

L’Institut de cardiologie de Montréal, par exemple, a reçu 886 857 $ en legs testamentaires et en produits d’assurance vie au total en 2016. Pour la Fondation Charles-Bruneau, c’est 162 000 $ qui ont été légués pour la même période.

 

Personne ne se doutait qu’il léguerait 1 M$ à un hôpital

Photo Marie-Ève Dumont

Chaque jour pendant les 20 dernières années de sa vie, Robert Langevin prenait son café au même restaurant pour parler de hockey.

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Elle aide les enfants qui ont le cancer

Photo Marie-Ève Dumont

Déçue de ne pas en avoir eu elle-même, elle a légué plus de 200 000 $ à la Fondation Charles-Bruneau.

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Économe de son vivant, mais généreux dans la mort

Photo Marie-Ève Dumont

Économe de son vivant, mais généreux dans la mort, Pierre Côté a légué pas moins de 600 000 $ à trois organismes de charité au moment de son décès

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Pas besoin d’être riche pour donner à un organisme

Photo Marie-Ève Dumont

Pas besoin de déshériter sa famille ou d’avoir une immense fortune pour faire un don à des organismes lors de son décès, stipulent des experts.

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Les dons par testament en croissance à Québec

Photo Fotolia

Les dons par testament pour soutenir une cause sont en croissance à Québec, constatent plusieurs organismes de la région, qui qualifient ces legs de véritables « cadeaux ».

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Les plus gros montants légués

 

2 millions $

Centraide Grand Montréal

« Le montant est important, mais le geste l’est encore plus. Dès qu’une personne écrit notre organisme dans son testament, c’est comme si on devenait un membre de la famille ». – Heather Powers, responsable des dons planifiés


1,5 million $

Institut de cardiologie de Montréal

« Dans ce cas-ci, c’était un don universel, alors tous les actifs de la personne revenaient à deux organismes. On constate que les gens sont de plus en plus informés de l’importance de ces dons. Sans que ce soit tout l’héritage, le montant qu’ils donnent a un véritable impact, la recherche avance, on sauve des vies »– Kim Bergeron, conseillère principale, dons majeurs et planifiés


600 000 $

Fondation Sainte-Croix/Hériot (CSSS Drummond)

« Ce montant est allé dans un fonds à perpétuité avec les autres dons d’héritage, ce qui permet d’assurer la pérennité de l’organisme ». – Chareyne Lupin, directrice générale


194 000 $

Fondation Charles-Bruneau

« On voit de plus en plus des dons au décès, soit pas tout à fait un par mois, mais on voit une augmentation dans les dernières années ». - Marie-Claude Lachance, directrice événements et communications


100 000 $

Association des personnes assassinées ou disparues

« La personne n’en a jamais parlé, on ne s’attendait pas à ça. On va pouvoir augmenter les programmes que nous avons pour venir en aide aux familles comme l’aide psychologique, et encore mieux répondre aux besoins ». – Réjean Talbot, président