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Football universitaire: un autre pas de plus pour la sécurité des joueurs

Les reprises vidéos seront permises durant le jeu pour revoir les coups à la tête

La généralisation des reprises vidéos la saison prochaine pour punir les joueurs fautifs devrait améliorer la sécurité sur le terrain, croit les équipes du RSEQ.
photo d’archives, Agence QMI La généralisation des reprises vidéos la saison prochaine pour punir les joueurs fautifs devrait améliorer la sécurité sur le terrain, croit les équipes du RSEQ.

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DRUMMONDVILLE Si les directeurs des sports adoptent la résolution des entraîneurs de football, la reprise vidéo fera son apparition cet automne dans le RSEQ.

Les cinq entraîneurs universitaires ont convenu en assemblée générale annuelle, jeudi à Drummondville, de miser sur la reprise vidéo pour les coups à la tête. Les discussions avaient débuté à l’échelle canadienne pendant la semaine de la Coupe Vanier à Hamilton lors de la rencontre de tous les entraîneurs au pays.

« On veut que les jeunes soient plus en sécurité, a résumé l’entraîneur-chef des Redmen de McGill Ronald Hilaire. Tout est une question de sécurité aux États-Unis et on veut adopter la même approche. »

« C’est bien de parler de sécurité, mais il faut aussi poser des gestes en ce sens, de renchérir le coordonnateur offensif des Carabins de l’Université de Montréal Marco Iadeluca qui frappait en relève de Danny Macicoia actuellement à St.Petersburg pour appuyer Régis Cibasu à l’occasion du East West Shrine Game. La sécurité des jeunes est primordiale et il faut être avant-gardiste. »

Achat de ipad

À l’occasion du Défi Est-Ouest en mai dernier au PEPS, l’entreprise Game Strat qui est basée à Ottawa avait fait une présentation aux entraîneurs. Pendant la saison, les équipes de la Conférence de l’Ontario ont utilisé la technologie uniquement pour revoir des séquences de jeu et trouver des explications à ce qui venait de se passer. Les entraîneurs du Québec veulent franchir un pas de plus.

« Chaque équipe aura deux iPad dans la boîte des entraîneurs sur la galerie de presse et deux autres sur les lignes de côtés, a expliqué l’entraîneur-chef par intérim des Stingers de Concordia Patrick Donovan. Que le match soit télédiffusé ou non, les arbitres auront accès à la reprise par le biais des deux angles de caméra de l’équipe locale. Dans le doute, les officiels pourraient même utiliser la reprise à la demie. S’ils constatent qu’ils ont raté un plaqué à la tête, ils pourront pénaliser le joueur fautif au retour pour le troisième quart. On doit prouver que la sécurité est importante et je suis confiant que la résolution soit adoptée. »

Pour chaque plaqué à la tête, l’officiel fera appel à la reprise vidéo. « Comme dans la NCAA, l’officiel utilisera la reprise avant d’expulser un joueur, a mentionné Iadeluca. C’est un pas dans la bonne direction chaque fois qu’on peut aider à la sécurité des joueurs. »

En plus de l’achat des iPad, les institutions devront défrayer des frais de 2500 $ par année pour l’utilisation de la technologie.

Plaqués à la tête

Par ailleurs, Football Canada adoptera dans les prochaines semaines un nouveau règlement sur les plaqués à la tête. Tous les plaqués à la tête seront maintenant sanctionnés par une expulsion automatique peu importe que le geste soit jugé volontaire ou non.

Dans le passé, un plaqué à la tête valait une expulsion à son auteur seulement si l’officiel jugeait que le coup était volontaire, ce qui n’était pas toujours évident à déterminer.

Dans le cas d’une expulsion, le règlement actuel prévoit que le joueur écope automatiquement d’une partie de suspension. Si la gravité du geste le justifie ou s’il s’agit d’un récidiviste, la sanction peut être augmentée.

Calendrier 2018 - Les duels seront connus d’ici trois semaines

Le calendrier de la prochaine saison de football universitaire a été adopté.

Les amateurs devront toutefois patienter de deux à trois semaines avant d’en connaître les détails.

« La grille de base a été adoptée et il ne reste qu’à TVA Sports à déterminer les parties qui seront télédiffusées, a mentionné le président et directeur général du RSEQ, Gustave Roel. Les duels sont connus tout comme les fins de semaine et il reste les journées à déterminer. Cette première étape a été plus vite que dans le passé. Je suis très content que ça soit fait. »

Si tout le monde s’entend pour dire qu’un calendrier à cinq formations avec deux semaines de congé n’est pas optimal, il n’y aura aucun changement pour la saison 2018. Peut-on espérer que les choses bougent finalement en 2019 ?

« En février avant les rencontres sectorielles, le RSEQ fera une démarche auprès de l’Université d’Ottawa pour vérifier son intérêt à joindre nos rangs, a confié Roel. Cette démarche officielle sera faite de façon très respectueuse à l’égard de la Conférence de l’Ontario. Parce que l’Ontario compte sur un nombre impair d’équipes (11), on veut vérifier si la présence d’Ottawa dans nos rangs pourrait être un plus pour nos voisins. »

« Le RSEQ et Ottawa, on se regarde de loin, mais il faut s’assurer qu’il y a un intérêt de leur part, ajoute le PDG du RSEQ. Notre intention est plus large que le football seulement. »

Coûts importants

Contacté mercredi, Sue Hylland n’a pas voulu s’avancer sur le sujet. « Nous avons plusieurs choses à faire et le déménagement de notre équipe de football au RSEQ n’est pas dans ma liste, a indiqué la directrice des sports de l’Université d’Ottawa. On participera à d’éventuelles discussions pour des parties interconférences. »

Quelles sont les autres options si les Gee Gees ne bougent pas ? « Il y en a trois, a résumé la directrice des sports à l’Université de Montréal, Manon Simard. Des parties interconférences avec l’Ontario, mais il y a des différences philosophiques ; des parties interconférences avec l’Ouest, mais il y a des coûts importants ; ou une restructuration pancanadienne, mais ces changements vont se dérouler à un autre niveau. »

« Un voyage dans l’Ouest coûte 80 000 $, poursuit Simard. Avec une moyenne de 4800 spectateurs à nos parties, notre marque de progression n’est pas très grande pour éponger les coûts supplémentaires. Par ailleurs, notre capacité à récolter des fonds dans le contexte actuel n’est pas là. »