/opinion/columnists
Navigation

Un an contre les femmes

Coup d'oeil sur cet article

Pour la première fois de l’histoire, un président en fonction s’est exprimé en faveur du mouvement anti-avortement lors de la « Marche pour la vie ». Une façon, peut-être, de souligner son anniversaire de fonction, lui qui a dû annuler ses plans à la dernière minute. Cette présence du président à la manifestation n’est pas une bonne nouvelle, ni pour les femmes ni pour la communauté LGBTQ.

Renommer le mouvement

Non, je n’utiliserai pas le titre que le groupe se donne : le mouvement « pro-vie ». Ils sont anti-avortement, au risque de mettre la vie des femmes en danger, et particulièrement des femmes vivant dans des quartiers plus pauvres. Et l’on sait qu’aux États-Unis, la ségrégation raciale et religieuse est particulièrement marquée dans les quartiers défavorisés.

Trump a profité de sa prise de parole pour annoncer que son gouvernement travaillait sur une nouvelle réglementation de liberté de conscience et de religion pour protéger les médecins, infirmières et autres professionnels de la santé qui refuseraient de pratiquer une interruption volontaire de grossesse (IVG). Cette annonce fera certainement des victimes, il y a toujours des conséquences lorsque des soins sont refusés.

Ô Canada

Pendant ce temps, Justin Trudeau est en tournée et a dû justifier les changements au programme d’Expérience emploi d’été Canada. Ces modifications retranchent du financement aux groupes anti-IVG qui, selon Trudeau, prônent des idées contraires aux valeurs canadiennes.

J’ai dénoncé, en 2013, la baisse du financement, voire le retrait du Canada dans le financement des programmes d’organisations internationales qui soutiennent l’avortement par le gouvernement conservateur.

Le gouvernement canadien de Trudeau devrait poursuivre et intensifier son financement du fonds IPPF (Iternational Planned Parenthood Federation) créé par le gouvernement néerlandais après l’élection de Trump. Ce serait une belle façon de souligner son anniversaire à la Maison-Blanche, quoique sûrement mal perçue pendant les négociations de l’ALENA.