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Steve Bossé vise le K.-O.

Steve Bossé
Photo Agence QMI, PHILIPPE-OLIVIER CONTANT Steve Bossé

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MONTRÉAL | Pour son saut à la boxe, le Québécois Steve Bossé conserve la même recette: donner un spectacle et viser le knock-out.

«De mettre quelqu’un K.-O., il n’y a rien qui accote ça, a-t-il formulé, mardi, lors de la conférence de presse en vue de son combat du 15 février au Casino de Montréal. Avec la foule qui crie, c’est sûr que je me nourris de ça. Je veux donner un "show", mettre mes adversaires K.-O. pour que les gens se rappellent de moi.»

Bossé n’a jamais fait dans la dentelle. C’est ainsi qu’il a accru sa popularité, d’abord comme bagarreur dans la Ligue nord-américaine de hockey, puis comme combattant dans les arts martiaux mixtes. Le Québécois complétera le tour du chapeau - exploit qu’il n’a toutefois pas réalisé au hockey - lorsqu’il affrontera, à la boxe, Julio Cuellar Cabrera (12-6-0, 11 K.-O.).

«Je suis un cogneur et j’ai un bon menton, a résumé Bossé. Avec ces deux outils-là, je pense que je peux me rendre loin.»

Un combat de six rounds

Pour ses débuts à la boxe, Bossé livrera un combat limité à six rounds. Il s’agit d’une exigence de la Régie des alcools, des courses et des jeux. À moins d’une surprise, le combat ne se rendra toutefois pas à la limite, que ce soit d’un côté ou de l’autre.

«Je me bats pour gagner, mais je me bats aussi pour donner un spectacle, a indiqué Bossé. C’était la même chose au hockey, quand je faisais des combats spectaculaires en restant "open" face à mon adversaire.»

Plusieurs amateurs de la Ligue nord-américaine de hockey parlent encore aujourd’hui des fameuses bagarres ayant opposé Bossé, qui portait alors les couleurs des Chiefs de Saint-Jean, à un certain Jon «Nasty» Mirasty. La chaîne YouTube en regorge.

Confondre les sceptiques

À travers son parcours sportif, Bossé a le mérite d’avoir confondu les sceptiques à plus d’une reprise.

«J’ai toujours carburé à ça, a-t-il avoué. Quand je suis arrivé dans la Ligue nord-américaine de hockey, je n’avais jamais joué au niveau junior majeur. Tout le monde disait que je n’avais pas ma place là et je suis devenu l’un des meilleurs bagarreurs, étape par étape. Ç’a été la même chose dans les arts martiaux mixtes.»

Lors de son passage dans l’Ultimate Fighting Championship, Bossé avait été surpris en moins de 30 secondes par Thiago Santos avant de se reprendre à ses combats suivants.

«Il y avait beaucoup de critiques à mon endroit et la victoire qui a suivi, devant 10 000 personnes en Australie, était indescriptible, a-t-il qualifié. C’est l’un des plus beaux moments que j’ai vécus dans les sports de combat.»

Un duel contre Jean Pascal?

Maintenant, Bossé entrevoit vivre d’autres moments forts, mais à la boxe. Après le combat du 15 février, le Québécois se voyait affronter Roy Jones, mais cette option devient difficile en raison de la retraite prochaine de l’ancien champion américain.

Selon Bossé, il ne faudrait toutefois pas écarter la possibilité d’un combat entre lui et Jean Pascal.

«Jean Pascal a dit que les gars d’arts martiaux mixtes ne savaient pas boxer, a rappelé Bossé. J’étais prêt à l’affronter et il a décidé de prendre sa retraite. Par contre, je pense que Jean ne finira pas sa carrière comme ça. On va laisser les choses aller, mais je suis pas mal certain que, tôt ou tard, même si ce n’est pas contre moi, on va revoir Jean Pascal dans un ring.»

Définitivement, Bossé a le sens du spectacle. À lui maintenant de montrer ce qu’il peut faire dans un ring de boxe.

En sous-carte du combat de Bossé, Marie-Ève Dicaire (10-0-0, 0 K.-O.) affrontera notamm