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Les Remparts à l'école Madeleine-Bergeron: une partie où tout le monde gagne

Quelques Diables rouges ont livré mercredi un match amical en fauteuil roulant à de jeunes handicapés

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Le temps d’un après-midi, les élèves de l’école Madeleine-Bergeron ont été de féroces adversaires pour les joueurs des Remparts, mercredi. Ayant troqué leurs patins pour un fauteuil roulant, leurs idoles avaient une stratégie sur mesure pour ce match spécial : les rendre heureux.

Pour une 18e année d’affilée, quelques joueurs des Remparts se sont prêtés à l’exercice de répandre la bonne humeur à l’établissement de Cap-Rouge (anciennement à Sainte-Foy) qui accueille des jeunes aux prises avec un handicap physique. Match amical, ateliers et séances d’autographes ont animé les hockeyeurs et leur public captif à leurs moindres gestes.

« Les jeunes me demandent toujours : “Est-ce que les Remparts vont encore venir cette année, car va falloir les battre !” Les jeunes sont contents de les voir, de jouer contre eux, de compter des buts et de pouvoir avoir des signatures sur leur chandail. La quantité de jeunes ici qui ont des chandails des Remparts, c’est assez incroyable. Je n’ai jamais vu ça dans une école ! » a lancé Véronique Messier, coordonnatrice de l’activité et enseignante en adaptation scolaire et en activité physique.

Les joueurs Matthew Grouchy et Sam Dunn étaient deux des six représentants des Remparts à affronter les élèves de l’école Madeleine-Bergeron. 
Photo Jean-François Desgagnés
Les joueurs Matthew Grouchy et Sam Dunn étaient deux des six représentants des Remparts à affronter les élèves de l’école Madeleine-Bergeron. 

Belle ambiance

Antoine Samuel, Matthew Grouchy, Gregor MacLeod, Jesse Sutton, Sam Dunn et Tomas Dajcar ont tous eu droit à un accueil chaleureux lors de la présentation des joueurs suivie de l’interprétation de l’hymne national. Les hôtes n’avaient pas lésiné sur les moyens pour recréer l’ambiance que l’on retrouve dans une vraie partie de hockey.

« C’est ma première expérience avec des enfants handicapés. Ça vaut cher pour nous de venir ici et de pouvoir mettre un sourire dans leur journée. Les jeunes sont tellement contents de nous voir. Chaque petite tape dans les mains, chaque sourire qu’on leur envoie, ça fait une grosse différence.

« Notre mauvais match de la veille ne vaut plus grand-chose [en les voyant] ! Il faut tout remettre en perspective et ça fait du bien de revenir à la base, d’apprécier notre santé et la chance qu’on a de jouer à un haut niveau au hockey. On est extrêmement chanceux », a admis le gardien des Diables rouges.

Un connaisseur

Le jeune Thomas, qui a joué avec brio le rôle d’animateur d’un jour, attendait avec impatience que les joueurs de son équipe préférée lui rendent visite. Ce fervent de hockey a même questionné l’homme masqué, un natif de Lac-Etchemin, sur son passage avec les Commandeurs de Lévis.

« Quand j’ai su qu’il était échangé aux Remparts, je capotais. C’est mon joueur préféré, et puisque je vis à Lévis, je l’ai connu quand il jouait avec les Commandeurs. Les Remparts, ce n’est pas n’importe qui ! » a exprimé l’adolescent de 14 ans.

« Ça n’a pas dû être facile, mais ça m’impressionne beaucoup de les voir aussi courageux et d’avoir autant de plaisir. Et c’est le fun de voir quand ils nous connaissent bien, ça les rend plus excités », a renchéri Samuel.

Comment a-t-il trouvé l’essai du fauteuil roulant ? « C’est difficile ! J’aime mieux goaler en patins ! Je leur lève mon chapeau. Je les vois passer dans le corridor et c’est impressionnant. »

Le joueur Jesse Sutton tente de freiner la percée de cet enfant, en vain. 
Photo Jean-François Desgagnés
Le joueur Jesse Sutton tente de freiner la percée de cet enfant, en vain. 

Importance capitale

Une activité comme celle de mercredi s’inscrit dans un agenda bien rempli pour Véronique Messier et ses élèves, qui pratiquent autant le hockey, le baseball, le rugby que le basketball dans une année scolaire. Les bénéfices sont nombreux pour les jeunes vivant avec un handicap physique et intellectuel.

« C’est tellement important qu’ils bougent. Je n’en reviens pas qu’il y ait des jeunes en fauteuil qui ne bougent pas. En tant que sportifs, on sait à quel point ça fait du bien. C’est la même chose pour eux. Ils bougent peut-être moins, mais quand ils bougent, ils sont essoufflés et ça leur permet de se vider la tête. Puis, ça les aide à être meilleurs à l’école », a souligné l’enseignante.