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André Arthur débaptise la rue Saint-Jean et la qualifie de « boulevard sida »

L'animateur André Arthur
PHOTO DIDIER DEBUSSCHERE/AGENCE QMI L'animateur André Arthur

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L’animateur de radio André Arthur a tenu des propos jugés homophobes sur les ondes de BLVD 102,1, mercredi.

Alors qu’il racontait être allé souper au Veau d’or pour manger « un bon spag familial », l’animateur a qualifié la rue St-Jean de « boulevard sida », « au cœur du quartier gai », puisque le restaurant est situé tout près du bar Le Drague et du défunt Ballon rouge, deux établissements LGBT.

« En fin d’après-midi hier, je me suis dit que j’avais le goût d’aller manger au centre-ville. Et, j’ai eu comme une fringale de spaghetti. Or, au centre-ville de Québec, le meilleur endroit pour manger un bon spag familial, je ne parlerai pas des affaires olé olé, des Italiens très avancés là, mais dans le familial, dans le pas trop cher, dans l’accueillant, dans le sympathique, c’est sur le boulevard sida au cœur du quartier gai, juste entre Le Drague et le Ballon rouge. Est-ce que ça te dit de quoi ce dont je parle ? Le Veau d’or ! Au coin de Saint-Augustin et Saint-Jean », a-t-il raconté dans son émission, des propos dénoncés par la communauté LGBT de Québec.  

« C’est clairement un propos homophobe. Si on veut un bon exemple d’homophobie, l’ambiance qu’il peut exister encore et bien en voici un. D’associer le sida directement comme ça à la communauté LGBT et il dit même “ quartier gai ” dans son message alors qu’à Québec, il n’y a pas vraiment de village ou de quartier gai officiel. On condamne ces propos-là. Je ne comprends pas en fait, après tous les propos que monsieur Arthur a pu dire dans sa vie, comment ça se fait qu’il ait encore un micro. C’est la preuve que ça serait peut-être le temps de le lui enlever », dénonce le directeur général de l’Alliance arc-en-ciel, Louis-Filip Tremblay.

Appelée à commenter, la propriétaire du restaurant Le Veau d’or, Joanne Bragoli, ne s’offusque pas outre mesure devant les propos d’André Arthur qui est un bon client. Il ne s’agissait d’ailleurs pas d’un placement publicitaire.

« Il vient manger ici de temps en temps, dit-elle. Avec Arthur, il y a deux bords. Il y a ceux qui l’aiment et ceux qui ne l’aiment pas. C’est correct. [...] Il est toujours comme ça quand il parle à la radio. Il aime ça exagérer un petit peu. [...] C’est quelqu’un que ça fait des années et des années qu’on connaît. »

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