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[AUDIO] Sophie Durocher « profondément choquée » par les propos de son collègue André Arthur

Sophie Durocher
PHOTO AGENCE QMI, PHILIPPE-OLIVIER CONTANT Sophie Durocher

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L’animatrice et chroniqueuse Sophie Durocher a tenu à se « dissocier » et à se « distancer » de son collègue André Arthur qui a prononcé des propos jugés homophobes en ondes, mercredi.

Dès le début de son émission vendredi, Sophie Durocher a dit être animée par « un sentiment de colère » et être « profondément choquée » par les propos qui ont été tenus sur ces ondes », qu'elle a tenu à « dénoncer haut et fort ».

« Quand j’ai accepté de venir faire de la radio à Québec, il y a beaucoup de gens à Montréal qui m’ont dit : “Hey Sophie, tu t’en vas faire de la radio à Québec ? On a plein de préjugés sur la radio de Québec.” Je leur avais dit : “Non, non ! C’était avant ! Avant à Québec, on faisait de la radio comme ça. Aujourd’hui, ce n’est plus comme ça” », a-t-elle d’abord indiqué.

Puis, l’animatrice a déploré qu’« en tenant des propos comme ceux-là, monsieur Arthur fasse “reculer la cause de la radio à Québec” ».

« Je trouve inacceptable de mépriser ainsi une minorité. Que ce soit une minorité sexuelle, une minorité religieuse, une minorité culturelle, une minorité idéologique. Peu importe. Je trouve ces propos inacceptables et je les dénonce ce matin. Pourquoi je les dénonce ? Parce que quand j’étais chroniqueuse pour une autre station ici à Québec, ça ne m’avait pas empêché de dénoncer les propos d’un animateur qui avait comparé les femmes à un lave-vaisselle. Sur ces ondes, ici, j’ai dénoncé il y a quelques mois les propos que je trouvais inacceptable de Gilles Parent sur les femmes en affaires publiques qu’il trouvait “turn off”. Alors, si des propos que je trouve déplorables sont prononcés à ma propre station, je vais les dénoncer aussi. On ne fera pas de différences. Si c’est bon pour minou, c’est bon pour pitou », a-t-elle conclu.

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D’autres animateurs réagissent

Les propos d’André Arthur qui a qualifié la rue Saint-Jean de « boulevard sida », « au cœur du quartier gai », ont suscité d’autres réactions de la part d’animateurs radio.

En voici quelques-unes :

Jonathan Trudeau et Richard Martineau
Photo courtoisie
Jonathan Trudeau et Richard Martineau

Richard Martineau

« Quand la radio de Québec est attaquée, quand nos compétiteurs et nous on est attaqués, on prend toujours la défense de la radio de Québec. Quand les gens disent que c’est de la radio poubelle, c’est de la radio dégueulasse et tout ça, on est tout le temps là pour prendre la défense de la radio. Mais, il faut le dire que des fois, quand il se dit des niaiseries, il faut les dénoncer aussi. Ce n’est pas parce que c’est tes compétiteurs. Mais André Arthur à BLVD qui dit que la rue Saint-Jean c’est le boulevard sida, c’est dégueulasse. Pis sais-tu quoi ? Ça fait du mal à toute la radio. Ça fait du mal ! Aidez-nous à vous aider. Il y a tellement de gens qui prennent plaisir à fesser sur la radio de Québec sans la connaître qu’à un moment donné, maudit faisons attention ! Boulevard sida ! Ça n’a pas de bon sens ! Y a-t-il encore des gens qui associent nécessairement homosexuels à sida ? Franchement ! On n’est pas dans les années... »

Jonathan Trudeau

« Écoute, je dirai juste ceci Richard. Moi je vais toujours me battre pour la liberté d’expression comme on l’a fait ici il y a quelques années à CHOI, je pense que c’est fondamental. Ceci étant dit, ce n’est pas parce que tu mets un marteau dans les mains d’un chimpanzé qu’il va te construire une maison. Ce n’est pas en mettant la liberté d’expression entre les mains d’une personne sans jugement qu’elle va te construire un propos édifiant. Je m’en tiendrai à ceci. »

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Stéphane Gendron
Photo courtoisie
Stéphane Gendron

Stéphane Gendron 

«C’est assez particulier. Tenir ouvertement des propos haineux et homophobes envers une communauté identifiable. Dans mon livre à moi, c’est pas mal proche d’un crime.»

«C’est vraiment venu me chercher. C’est dégueulasse.»