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9, rue Drouot

<strong>9, rue Drouot</strong><br>
Isabelle Yafil Aux Éditions Albin Michel, 208 pages
Photo courtoisie 9, rue Drouot
Isabelle Yafil Aux Éditions Albin Michel, 208 pages

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Se lisant en une soirée à peine, une belle histoire à deux voix qui nous initie au milieu de l’art contemporain et à celui de la vente aux enchères.

Situé au 9, rue Drouot à Paris, l’hôtel Drouot est le plus grand hôtel des ventes du monde. Chaque année, ses commissaires-priseurs écoulent ainsi plusieurs milliers de toiles, de sculptures ou d’antiquités et à force de les côtoyer, Silvia finira par développer une véritable passion pour l’art et les enchères. Une passion qui ne lui serait sans doute jamais venue si, quelques mois plus tôt, elle n’avait pas été engagée à titre d’assistante par Léonard Bernstein, un expert en tableaux modernes dont la réputation n’est plus à faire depuis longtemps.

Grosses bourdes

Curieusement, c’est justement parce qu’elle ne connaissait absolument rien à la peinture et au marché de l’art que Silvia a été retenue, Bernstein ne souhaitant lui confier que de simples tâches administratives. Mais petit à petit, la discrète Silvia élargira son champ d’action en retapant les longs rapports d’expertise de son patron et... en se rendant à sa place rue Drouot.

Attirée par le milieu des marchands et des acheteurs, elle ne tardera pas à commettre sa première grosse bourde en évoquant une nature morte d’Alice Halicka récemment dénichée chez une vieille dame. La suivante arrivera peu après, lorsque Bernstein réalisera qu’un de ses tableaux signé August Macke – un expressionniste allemand contemporain de Kandinsky – a mystérieusement disparu...

Touchante complicité

Très joliment écrit, ce court roman

nous permet à la fois d’entrer en douce dans les salles de vente de l’hôtel Drouot et de découvrir la touchante ­complicité qui s’établira entre un homme ­ventripotent qui a déjà tout vu et une jeune femme qui ne demande qu’à mieux comprendre la peinture.

Carrément diabolique

<strong>Toute la vérité</strong><br>
Karen Cleveland Aux Éditions Robert Laffont, 
384 pages
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Toute la vérité
Karen Cleveland Aux Éditions Robert Laffont, 384 pages

Ça faisait un moment qu’on n’était pas tombé sur un vrai bon livre capable de nous faire oublier un repas ou de nous tenir éveillés jusqu’aux petites heures de la nuit.

Ayant elle-même travaillé pendant plusieurs années dans les bureaux de la CIA, l’auteure a de fait imaginé une intrigue carrément diabolique. On vous laisse le soin d’en juger par vous-même : mariée depuis près de 10 ans à Matt, Vivian Miller est analyste du contre-renseignement division Russie à la CIA. Un boulot qui ne lui permet pas de voir ses quatre enfants aussi souvent qu’elle le voudrait, en partie parce qu’elle est sur le point de démasquer un certain nombre d’agents dormants russes qui ont réussi à s’infiltrer en territoire américain.

Un roman surprenant

Grâce à l’algorithme qu’elle a spécialement conçu pour les repérer, elle est parvenue à identifier l’un de leurs officiers. Mais ce faisant, elle tombera également sur le dossier de son propre mari... Que faire ? Le dénoncer immédiatement aux autorités ou faire tout ce qui est en son pouvoir pour tenter de sauver sa famille ?

Un bouquin impossible à lâcher qui a réussi à nous faire frémir d’angoisse et à nous surprendre jusqu’à la toute dernière ligne.

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Gilles Lhote, Éditions Robert Laffont, 324 pages
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Gilles Lhote, Éditions Robert Laffont, 324 pages

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Joyce Carol Oates, Éditions Points, 384 pages
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Joyce Carol Oates, Éditions Points, 384 pages

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Sous la direction de Jean-Claude Corbeil, Éditions Québec Amérique, 624 pages

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Thierry Buanic et Sylvia Transon, Éditions Gründ, 320 pages
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Thierry Buanic et Sylvia Transon, Éditions Gründ, 320 pages

Un très beau livre grand format qui nous offre la chance unique de voyager à petit prix aux quatre coins du pays. Au fil des pages, on verra ainsi surgir ses centres-villes coloniaux aux couleurs acidulées, ses paysages montagneux, ses mangroves parfois infestées de crocodiles, ses plages de rêve, ses champs de canne à sucre ou ses coco taxis, typiques de La Havane. Dépaysement garanti !