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Le NASCAR dans la mire?

Le promoteur François Dumontier n’est pas venu en touriste à Daytona

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Photo courtoisie

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DAYTONA BEACH | François Dumontier est un spectateur intéressé aux 24 Heures de Daytona en fin de semaine et, croyez-nous, il n’y est pas venu en touriste.

« J’ai participé à quelques réunions, a déclaré le promoteur du Grand Prix du Canada, en entrevue au Journal. Je ne vous divulguerai toutefois pas la teneur de mes discussions, mais elles ont été très constructives. »

Maintenant que la tenue d’une escale canadienne du Championnat du monde de F1 est sécurisée à Montréal jusqu’en 2029, Dumontier étudie plusieurs avenues pour peaufiner son produit et, qui sait, pour organiser, dans un avenir relativement rapproché, un deuxième week-end de compétition, comme ce fut le cas il y a quelques années.

L’homme d’affaires québécois n’a pas caché avoir rencontré des dirigeants de NASCAR présents ici à Daytona, pour connaître leur vision de l’avenir.

Dumontier a d’ailleurs assisté aux 24 Heures de Daytona dans la loge de Brian France, le président de NASCAR.

Si la tenue d’une épreuve de la série XFinity (jadis connue sous l’appellation Nationwide) à Montréal s’est abruptement terminée en 2012, on peut maintenant croire que NASCAR serait disposé à rouvrir le dossier.

François Dumontier ne ferme pas la porte à un retour du NASCAR au circuit Gilles-Villeneuve.
Photo d’archives, Ben Pelosse
François Dumontier ne ferme pas la porte à un retour du NASCAR au circuit Gilles-Villeneuve.

Une des pires années

En organisant une course de la deuxième division du NASCAR, inaugurée à Montréal en 2007, Dumontier a toujours souhaité passer à l’étape ultime, la Coupe Monster Energy quelques années plus tard, ce que les autorités de la série n’ont jamais voulu lui garantir.

Or, le contexte a changé depuis. La série NASCAR a connu l’an dernier l’une des pires années de son histoire en termes de spectateurs et d’auditoire télévisuel.

Autant on n’a jamais voulu entendre parler d’une incursion au nord de la frontière pour la discipline-reine du NASCAR, autant on sent, pour la première fois, une ouverture d’esprit.

Les grands décideurs du NASCAR n’ont pas besoin de savoir que la course de Montréal a été, de 2007 à 2012, l’une des épreuves de la série les plus regardées à la télé américaine, parmi les plus spectaculaires aussi. Ils en sont bien conscients.

Ils n’ont pas besoin de savoir non plus que les Québécois sont des passionnés de courses.

Si le parcours de la série XFinity, considérée comme la Ligue américaine du stock-car, n’a pas obtenu le succès escompté à Montréal, il pourrait en être autrement pour la Coupe Monster Energy, dont les principaux animateurs attirent les foules.

Pas avant 2020

Les principales infrastructures du circuit Gilles-Villeneuve seront rénovées pour l’édition 2019 du GP du Canada, ce qui pourrait, par ailleurs, rendre attrayante la tenue d’une deuxième course d’importance, probablement au mois d’août.

Si les amateurs rêvent de revoir du NASCAR à Montréal, ils devront toutefois s’armer de patience. Pas avant 2020 ou 2021, si, évidemment, le projet se réalise.

Il faudra aussi convaincre les autorités du stock-car américain d’ajouter une quatrième course de circuit routier au calendrier de la Coupe Monster Energy après Sonoma, Watkins Glen et maintenant Charlotte.

Avec l’IMSA aussi

Dumontier a aussi mené des pourparlers avec les responsables du Championnat de voitures de tourisme IMSA ce week-end à Daytona, pour savoir si une épreuve de leur série pourrait être intégrée dans l’avenir au programme d’activités du Grand Prix du Canada.

Un fait demeure, oubliez la Formule E, dont Dumontier n’a jamais été un grand partisan.

« Le modèle d’affaires de la FE n’était pas viable quand j’ai eu mes premiers contacts avec ses dirigeants en 2014 et ce ne l’est pas plus aujourd’hui », a-t-il conclu.