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«Je vais revenir l’an prochain»

Une décevante 15e place pour Lance Stroll aux 24 Heures de Daytona

Lance Stroll et ses trois coéquipiers ont joué de malchance à bord de leur Prototype ORECA aux 24 Heures de Daytona.
Photo courtoisie, Richard Kelley – Dorevmi.com Lance Stroll et ses trois coéquipiers ont joué de malchance à bord de leur Prototype ORECA aux 24 Heures de Daytona.

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DAYTONA BEACH, Floride | La deuxième participation de Lance Stroll aux 24 Heures de Daytona s’est conclue hier par une décevante 15e position.

Le pilote québécois et ses trois coéquipiers, le Néerlandais Robin Frijns, le Suédois Felix Rosenqvist et l’Espagnol Daniel Juncadella, ont été confrontés, au volant de leur bolide ORECA préparé par l’écurie Jackie Chan, à une série de malchances tout au long de cette épreuve de longue haleine.

Après s’être élancés du sixième rang sur la grille de départ, ils ont rallié l’arrivée à... 31 tours de l’équipe championne composée des Portugais Filipe Albuquerque et Joao Barbosa ainsi que du Brésilien Christian Fittipaldi, qui, au total, en ont bouclés 808, un record.

« Ce n’est certes pas le résultat auquel on s’attendait, a expliqué Stroll. On a eu toutes sortes de problèmes, dont trois crevaisons, des ennuis mécaniques qui nous ont forcés à retourner au garage en deux occasions et même deux pénalités pour excès de vitesse dans les puits de ravitaillement. Tout ça nous a fait perdre un temps énorme. »

Une expérience enrichissante

Mais ce n’est que partie remise pour le pilote québécois de 19 ans qui a déjà confirmé qu’il n’en avait pas fini avec Daytona.

« Cette course est une expérience enrichissante que je souhaite renouveler. En fait, je vais revenir l’an prochain, je vous l’assure. L’épreuve ne présente aucun conflit avec mon horaire en F1. Mon but, c’est de la gagner un jour.

« C’est d’autant dommage qu’il y a deux ans [où il s’était classé cinquième à l’arrivée], on se battait pour la victoire alors qu’il restait à peine deux heures à parcourir. »

Sept relais

Sur l’ensemble des 24 Heures, Stroll a roulé pendant près de six heures, réparties en sept relais à bord de son bolide de la classe des Prototypes.

À sa première sortie, en début de soirée samedi, il a connu ses meilleurs moments lorsque la pluie s’est invitée dans la région de Daytona.

Brillant sous ces conditions (rappelez-vous sa séance de qualifications en F1 à Monza l’an dernier), il s’est hissé de la 10e à la septième place et a permis à son équipe de se replacer dans le même tour que le meneur.

Les réjouissances ont toutefois été de courte durée...

Quant à Fernando Alonso, à ses débuts en endurance, il a, lui aussi, été aux prises avec des pépins mécaniques, si bien que le double champion du monde de F1 a dû se contenter du 38e rang à l’arrivée (13e dans le groupe des Prototypes). Le vétéran espagnol n’a toujours pas voulu préciser s’il entendait participer cette année à plus célèbre des épreuves de la spécialité, les 24 Heures du Mans en juin.


À sa première participation à Daytona, l’autre Québécois inscrit à l’épreuve, Mikael Grenier, de Stoneham-et-Tewkesbury, et ses partenaires Kenny Habul, Thomas Jaeger et Maro Engel se sont classés au 28e rang (sur les 50 partants) à bord de leur Mercedes GT3, mais huitièmes dans la catégorie GTD.

Gagnants dans la classe GTLM, le trio composé de Ryan Briscoe, Richard Westbrook et Scott Dixon a orchestré, à bord de la magnifique Ford GT, un retentissant doublé pour l’équipe Ganassi et son propriétaire, Chip, dont s’était la 200e victoire en course automobile, toutes disciplines confondues.