/sports/golf
Navigation

Tanguay s’accorde une note de 6 sur 10

La golfeuse québécoise n’a pas résisté au couperet à son premier tournoi de la saison

La Québécoise Anne-Catherine Tanguay en discussion avec son caddie sur l’un des verts du Ocean Club de Paradise Island dans les Bahamas, pour un tournoi de la LPGA.
Photo François-David Rouleau La Québécoise Anne-Catherine Tanguay en discussion avec son caddie sur l’un des verts du Ocean Club de Paradise Island dans les Bahamas, pour un tournoi de la LPGA.

Coup d'oeil sur cet article

NASSAU | Anne-Catherine Tanguay n’avait aucun chiffre en tête lorsqu’elle s’est présentée au Ocean Club de Paradise Island en début de semaine. Ce qui l’importait, c’était de bien travailler.

Ayant raté le couperet par six coups après deux rondes, elle a plié bagage samedi en mettant le cap sur la Floride, dimanche. La golfeuse québécoise n’était aucunement déçue de ses performances lorsqu’elle a fait le bilan de sa semaine de travail avec Le Journal de Montréal.

Elle s’est accordé la note de passage, un 6 sur 10, puisqu’elle a réussi à accepter ses erreurs, dont la plupart lui ont coûté très cher, et fait confiance à ses choix, même si certains l’ont mordue.

Dans ce premier tournoi de la saison à la LPGA, on peut dire qu’elle y a goûté. Le hasard a voulu qu’elle tombe du mauvais côté du tirage au sort, la faisant ainsi affronter les pires conditions météorologiques.

Elle a subi les dommages des puissants vents en complétant trois trous dans des conditions extrêmement difficiles, vendredi matin. Et elle a terminé sa deuxième ronde dans des situations tout aussi ardues samedi après-midi.

« Nous n’avons pas eu de chance. Il faut faire avec ça. Les conditions étaient les mêmes pour tout le monde, a signalé Tanguay, qui a terminé au 101e rang avec une fiche cumulative de +12. Nous nous sommes levés deux fois à 5 h 30 du matin pour nos départs et nous avons dû vivre avec deux délais. Ce n’est pas une excuse, mais il faut prendre le scénario en considération. »

Outils défectueux

Ses meilleurs outils dans son sac lui ont coûté de précieux coups. Celle qui se disait entièrement en confiance avec sa grosse mailloche au départ a erré à plusieurs occasions. Les rafales de plus de 60 km/h ne l’ont certainement pas aidée. Elle a frappé sa balle dans l’allée à 17 de ses 28 lors des deux rondes, ce qui représente un taux de précision de 60 %.

Et elle a atteint 17 des 36 verts en coups réguliers. Cette statistique explique la rareté des chances d’oiselet. Comme la majorité des golfeuses, le vent l’a empêchée d’attaquer les fanions.

« J’ai fait des erreurs hors de l’ordinaire avec mon bâton le plus constant. Je crois que c’est une combinaison de facteurs, comme les conditions et le parcours. »

Parmi les points positifs, elle a su s’adapter aux verts capricieux en bermuda grass du Ocean Club.

Prendre le rythme

Selon l’œil averti de son entraîneur, Fred Colgan, qui l’a suivie sur le terrain, il n’y a pas lieu de paniquer par cette sortie. Le parcours a complètement changé de visage entre les rondes d’entraînement et celles de compétition. Les forts vents ont complètement changé la donne.

« Ce n’était vraiment pas évident comme premier tournoi de l’année. Ses coups de départ n’ont pas toujours été à point et quand elle a fait des erreurs, c’était très difficile de les réparer et de revenir vers la normale », a-t-il expliqué.

Dans les prochaines semaines, il développera avec Anne-Catherine une panoplie de coups et de trajectoires utiles dans des conditions venteuses.

L’entraîneur a cependant observé de bonnes séquences. Notamment celle de 10 normales de suite après avoir compilé une fiche de +4 en trois trous pour redémarrer la deuxième ronde. Une trotte sur laquelle elle pourra bâtir en vue du prochain tournoi.

« C’est son premier tournoi. Il faut qu’elle prenne sa cadence cet hiver et qu’elle soit prête quand la cloche va sonner en mai et juin », a prévenu Colgan.

Tanguay passera les 10 prochains jours en Floride avant de s’envoler vers Adélaïde, où elle participera à l’Omnium d’Australie à la mi-février.