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Arthur dehors. Encore.

Devoilement de la nouvelle programmation de BLVD 102,1 en pr�sence d'Andre Arthur et Nathalie Normandeau,
Photo d'archives, Daniel Mallard

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C’était dans l’air et plus qu’une question de temps.

Tous les observateurs et anciens collègues le constataient; il vieillissait mal en ondes.

Il a déjà été militant et engagé.

Il est devenu râleur et teigneux.

Le fait d’avoir changé fréquemment de co-animateur lui a permis de ramener les mêmes histoires encore et encore.

Les nouveaux entendaient ses histoires pour la première fois; ses auditeurs pour la centième.

On SAVAIT que l’automne venu, la chanson J’haïs l’hiver de Dominique Michel allait revenir en ondes.

On SAVAIT que le fantôme de Jean-Paul L’Allier allait revenir en ondes.

On SAVAIT que « Les demi-civilisés » de Jean-Charles Harvey serait cité.

En fait, les auditeurs fidèles à Arthur étaient de moins en moins souvent surpris par le contenu de l’émission.

C’est quelque chose qu’il n’aurait pas lui-même toléré il n’y a pas si longtemps.

Tout le monde a constaté qu’un changement profond s’est produit lorsque sa collaboratrice et recherchiste de longue date, Lise Robitaille, a quitté la radio après l’un des nombreux renvois d’Arthur.

Depuis ce temps, les sujets étaient moins fouillés, moins variés même dans une émission qui ne durait qu’une heure.

Mais tout ça n’a que peu à voir avec son départ des stations qui l’ont congédié au fil du temps.

Embaucher Arthur, c’est comme décider de gagner en prenant des stéroïdes.

Tu sais que tes performances à court terme vont être spectaculaires.

À long terme, tu sais que ce sera toxique pour ton système.

L’idée est de le garder le plus longtemps possible, pour profiter des performances en limitant les dommages pour la santé de ton système.

De toute évidence, le groupe Leclerc communication a conclu que l’effet toxique était plus grand que le bénéfice de la performance.

Sa sortie sur la rue Saint-Jean rebaptisée « boulevard SIDA » est le symptôme, pas la maladie.

Ses anciens collègues de CHRC parleront des machines à écrire volantes, ceux du FM 93 de l’isolement de son bureau sur un étage différent pour ne pas qu’il contamine l’ambiance (deux directeurs ont quitté pour raisons de santé), ceux de Radio X des « pètages de coche » quotidiens dans le bureau de la programmation au sujet du contenu en ondes, et ceux de BLVD de ses sautes d’humeur spectaculaires.

Dommage qu’un si grand communicateur soit devenu un vieil homme aigri.

Une station lui redonnera-elle un micro?

C’est comme demander quel sera le prochain athlète à consommer des stéroïdes pour améliorer ses performances.

Une de ses célèbres citations est : « On veut pas des excuses; on veut des résultats ».

Il semble bien que les résultats ne suffisent plus.