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La Ligue Can-Am veut une équipe à Montréal

L’absence de stade adéquat nuit toutefois au projet

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Le sujet de l’expansion dans la Ligue Can-Am revient annuellement dans l’actualité, tout comme la possibilité de voir une franchise s’établir à Montréal. N’empêche, la condition principale à ce souhait unanime n’est toujours pas remplie, soit l’érection d’un stade pouvant accueillir quelques milliers de personnes dans la métropole.

«Il s’agit d’un sujet très important, on doit constamment définir la vision à court terme de la ligue», a expliqué le président des Capitales de Québec Michel Laplante, en marge des assises de la Can-Am, qui ont justement lieu à Montréal depuis lundi.

«La bonne nouvelle, c’est que la façon dont on travaille à Québec suscite de l’intérêt un peu partout dans la province, et même aux États-Unis. On a repris un stade désuet, on l’a remis en ordre et on l’utilise maintenant à l’année», a ajouté Laplante, faisant référence à la surface synthétique et au dôme du Stade Canac. «Pour qu’un projet de baseball fonctionne et soit rentable, en quelque sorte, il faut faire comme ici et l’utiliser à l’année».

Bon timing

Pour l’ancien lanceur, il ne fait pas de doute que la région montréalaise est une cible importante pour la Can-Am, mais aussi pour le baseball dans la province.

«Nous sommes passés de 16 000 à 32 000 membres chez Baseball Québec au cours des dernières années. Il n’y avait qu’un programme sport-études, il y en a maintenant 13 ou 14. Le timing est donc meilleur d’année en année», croit Laplante.

Et l’Ontario ?

Outre Montréal, l’Ontario s’avère une avenue de choix pour un projet d’expansion.

«London et Mississauga, par exemple, sont des cibles très intéressantes. Mais c’est certain que la grande région de Montréal permettrait d’avoir une forte concentration d’équipes au Québec et les environs. Ça garantirait la pérennité de nos équipes, on ne dépendrait plus de la ligue. Québec et Trois-Rivières ne doivent pas être isolées dans une ligue où les équipes les plus proches sont à huit heures de route», a imagé le président, qui rêve d’une division toute québécoise, incluant Ottawa.

«Une chose est certaine, tout projet montréalais doit être attaché avec un programme sport-études et la fédération de baseball», a conclu Laplante, qui souhaite voir un développement concret en ce sens d’ici deux ans.