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Écoles privées : les trois quarts des Québécois contre leur financement public

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Près de 75 % des Québécois aimeraient voir l’État retirer son financement destiné à l’école privée, indique un sondage réalisé par CROP pour le compte du Mouvement L’école ensemble.

«Les trois quarts des Québécois envoient un message très clair : ils ne veulent plus payer pour l’école privée et veulent que leurs taxes et impôts servent à l’école publique», a déclaré Stéphane Vigneault, coordonnateur du Mouvement L’école ensemble, par communiqué, mardi.

Le sondage indique également que 65 % des citoyens consultés sont d’accord à ce qu’on interdise aux écoles publiques de sélectionner leurs élèves au moyen d’examens d’admission.

Ségrégation scolaire

Selon le Mouvement L’école ensemble, le financement public aux écoles privées et les examens d’admission ont pour effet d’encourager la «ségrégation scolaire», qui consiste en la séparation des élèves dans des écoles ou des programmes en fonction de leurs revenus ou de leurs résultats scolaires.

«La politique officieuse de ségrégation scolaire en vigueur au Québec depuis 50 ans a fait son temps», a ajouté M. Vigneault.

En novembre dernier, le Parti québécois et Québec solidaire (QS) avaient organisé une conférence de presse commune à Québec pour condamner le phénomène de la ségrégation scolaire. QS avait soutenu sans réserve l’idée de soutirer le financement étatique à l’école privée, mais le PQ avait refusé de faire de même.

QS s’est d’ailleurs réjoui des résultats contenus dans cette étude.

«Ce sondage est une mauvaise nouvelle pour les vieux partis, qui refusent depuis des années de mettre fin aux privilèges des écoles privées», a indiqué par communiqué le porte-parole de QS, Gabriel Nadeau-Dubois.

«Québec solidaire présentera rapidement un plan pour mettre fin aux privilèges des écoles privées et pour redorer le blason de l’école publique au Québec», a-t-il ajouté.

Le sondage a été réalisé du 17 au 22 janvier 2018 auprès de 1000 Québécois majeurs, selon un échantillon non probabiliste.