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Une méga-ligue indépendante nord-américaine?

Le président des Capitales de Québec, Michel Laplante
Photo d'archives Stevens LeBlanc Le président des Capitales de Québec, Michel Laplante

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S’il faut en croire le président des Capitales de Québec Michel Laplante, le jour où une méga-ligue indépendante de baseball naitra en Amérique du nord n’est pas si loin...

Réunies à Montréal depuis deux jours, les organisations de la Ligue Can-Am ont discuté d’une foule de sujets en vue des prochaines saisons. Il est déjà acquis que la République dominicaine sera l’une des deux formations internationales à prendre part à la saison 2018, et que des mesures d’accélération du jeu seront soumises aux gérants des équipes au cours des prochaines semaines.

Mais la grosse nouvelle qui émane des assises de la Ligue est toute autre : les discussions vont bon train entre les propriétaires de plusieurs formations de baseball indépendant, un peu partout en Amérique, afin d’éventuellement présenter un calendrier global.

«On ne sait pas quand ça se produira, ni de quelle façon exactement, mais une chose est certaine, il y a une volonté de faire progresser le baseball indépendant», a expliqué Laplante, quelques minutes après la conclusion de la réunion annuelle de la Can-Am.

«On sent que nos ligues stagnent un peu, alors que notre souhait est de continuer à s’améliorer. Il ne faut pas avoir peur d’oser et de laisser de côté ce qui ne fonctionne pas. De toute façon, on a fait le test avec l’Association américaine il y a quelques années, et ça avait bien fonctionné», illustre Laplante, ajoutant que des nouveaux visages attirent inévitablement les foules dans les stades.

L’exemple de Québec

Une autre petite révolution s’opère lentement dans l’esprit des dirigeants d’équipes indépendantes en Amérique, et l’exemple vient de Québec.

«Les propriétaires sont souvent là pour redonner à leur communauté, bien plus que pour faire de l’argent. Au cours des derniers jours, on a démontré comment notre modèle avait fait des heureux à Québec. On utilise le stade selon nos besoins, alors que d’autres équipes profitent du synthétique et du dôme. Tout ça s’ajoute aux programmes sport-études qui prennent aussi leurs parts d’heures», raconte Laplante.

Résultat ? «Les Capitales tracent probablement la voie à de nombreux changements qui surviendront éventuellement dans le baseball indépendant. Notre façon de faire les choses fascine».

À commencer par Montréal? «On l’espère oui. Le but est de mêler tout ça avec Baseball Québec, un sport-études et un complexe de baseball utilisable à l’année. On espère vraiment ça», lance l’ancien artilleur vedette, à la recherche évidente de solutions pour affronter la croissance récente du baseball dans la province.

 

Bayless de retour avec les Capitales

QUÉBEC | Ce n’est pas un secret, le lanceur Trevor Bayless a énormément apprécié sa première saison à Québec en 2017, comme en faisait foi quotidiennement son sourire contagieux, même les soirs les plus maussades. Il semble d’ailleurs que les Capitales aient également apprécié son travail, si bien que son retour est déjà confirmé pour la campagne 2018. Une signature majeure pour Patrick Scalabrini.

«Je suis très content de l’annoncer. Honnêtement, il s’agissait d’une formalité, mais quand même...», laisse tomber l’entraîneur-chef Patrick Scalabrini. «Il a été très bon, il a démontré son désir de revenir et on le voulait aussi. C’est un match parfait», illustre l’ancien cogneur de puissance, qui entamera sa neuvième saison à la barre des Caps.

Facile de comprendre, d’ailleurs, pourquoi Scalabrini est enchanté du retour du grand droitier de 6 pi. 3 po. En plus d’afficher d’excellents chiffres (43.2 manches lancées, moyenne de points mérités à 3,50), Bayless a rempli efficacement une chaise parfois difficile à occuper par un joueur de statut LS-2.

Âgé de seulement 27 ans, l’ancien choix de 22e ronde des A’s d’Oakland a été le deuxième releveur le plus utilisé chez les Capitales en 2017.

«Ç’a pris du temps avant de lui trouver le bon rôle, mais je sais aujourd’hui qu’il travaillera en fin de match cet été, soit en huitième, soit en neuvième manche. Il a du chien, mais surtout, il a l’étoffe pour retirer n’importe qui sur trois prises dans notre ligue», explique le gérant.

Bientôt des nouvelles de Cuba

L’alignement 2018 des Capitales prendra lentement forme au cours des prochaines semaines. S’il est encore tôt pour statuer sur plusieurs des postes, Scalabrini admet avoir déjà déposé de nombreuses offres à des lanceurs, «le nerf de la guerre pour connaître du succès dans le baseball».

Mais encore, la situation des joueurs cubains continuera également d’attirer l’attention.

«Nous devrions être fixés sur leur sort à la mi-février. On aimerait ravoir les mêmes joueurs que l’an dernier, mais il semble que [Yurisbel] Gracia, a de bonnes chances de jouer au Japon. On devrait être davantage fixé à la suite de la série des Caraïbes», qui débutera vendredi.