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[AUDIO] La Meute lancera un manifeste la semaine prochaine

[AUDIO] La Meute lancera un manifeste la semaine prochaine
Photo AFP

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Le groupe citoyen La Meute lancera la semaine prochaine un manifeste afin de définir ses revendications politiques.

C’est ce qu’a annoncé mercredi, en entrevue à CHOI Radio X, le porte-parole de l’organisation, Sylvain «Maïkan» Brouillette.

M. Brouillette, qui avait quitté le groupe identitaire en décembre dernier en raison de luttes intestines, est redevenu porte-parole, a-t-il spécifié en début d’entrevue. «Ce n’était pas supposé de sortir dans les médias. C’est une chicane interne.»

D’abord invité pour commenter les propos de Justin Trudeau qui a traité – sans la nommer – son organisation de «bande de nonos» lundi soir à Québec, le porte-parole de La Meute a eu l’occasion d’expliquer les positions de son groupe et ce que prônera le programme d’action qui doit être dévoilé dans les prochains jours.

Le manifeste «va parler de ce qu’on est», va «donner clairement notre position au niveau politique, et ça va permettre aux intervenants des différents partis de se positionner là-dessus», a-t-il expliqué au micro de Maurais Live.

«Se débarrasser des libéraux»

«Vous savez qu’on est dans une année électorale. Notre but, c’est clair, c’est de tout faire pour rappeler aux Québécois qu’il faut se débarrasser des libéraux au pouvoir à l’automne. Ça, c’est notre idée à nous. Vous n’êtes pas obligés d’être d’accord», a-t-il indiqué en précisant que l’organisation inviterait ses membres à voter soit pour le Parti québécois (PQ), soit pour la Coalition Avenir Québec (CAQ).

«À ce moment-ci, on ne veut pas dire pour qui on voterait, parce qu’on ne veut pas brouiller les cartes, mais c’est sûr qu’on ne votera pas pour les libéraux. Notre but, c’est clairement de les débarquer du pouvoir», a déclaré Sylvain Brouillette avant d’ajouter: «Québec solidaire sont encore pire que les libéraux. Leurs positions sont clairement anti-québécoises, quant à moi. Je trouve ça aberrant, les positions que Québec solidaire va adopter.»

Le porte-parole de La Meute, Sylvain Brouillette
PHOTO PASCAL HUOT/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI
Le porte-parole de La Meute, Sylvain Brouillette

Encadrer l'immigration

Parmi les priorités que cible La Meute, Sylvain «Maïkan» Brouillette note le débat identitaire et précise que son organisation n’est «aucunement contre l’immigration».

«Un des engagements qu’on voudrait, c’est qu’ils [les partis politiques] se positionnent clairement sur l’immigration illégale, parce que c’est encore un fléau. [...] Il faut que le Québec soit capable d’accueillir les immigrants à un rythme [qui permette] de les intégrer et [de] leur offrir des conditions de vie sans que ça coûte une fortune aux contribuables», dit-il.

Selon lui, l’intégration des immigrants passe notamment par les régions.

«Faire des programmes pour faciliter l’apprentissage de la langue française, faire des programmes pour les installer en région au lieu de les installer dans le centre-ville de Montréal, où il n’y a pas de travail et où on fait du communautarisme. Dans une région comme ici, Chaudière-Appalaches, toutes les usines ont des banderoles “Nous engageons”. Il manque [du] personnel. Il y a 5000 emplois à pourvoir dans Chaudière-Appalaches, donc ces gens-là, on pourrait les intégrer, on pourrait les installer en région et ils vont être beaucoup plus à même de s’intégrer, d’avoir un bon travail bien rémunéré, parce que, quand il manque de travailleurs, je peux vous dire que les salaires sont bons. On veut leur offrir des bonnes conditions de vie. Ça va [aussi] régler un problème [...] économique au Québec, parce qu’on a besoin de travailleurs. Je pense que l’immigration est mal gérée présentement, et ça serait à l’avantage autant des nouveaux arrivants que de la population québécoise et des gens d’affaires», plaide-t-il.

Débat d'idées

Concernant l’identité québécoise, Sylvain Brouillette invite les gens à débattre.

«On n’essaie pas de plaire à tout le monde. Nous, on a nos idées, puis on est dans une démocratie et ce qu’on veut faire, c’est un débat d’idées. Si des gens ne sont pas d’accord, eh bien, il faut qu’ils le disent, mais pas qu’ils répondent avec des insultes insignifiantes comme monsieur Trudeau l’a fait, parce qu’on voit ce que ça donne. Ça donne un débat stérile. Nous, ce qu’on veut, c’est un débat d’idées. C’est comme ça qu’on fait avancer une société et qu’on va faire évoluer notre société. Pis les gens qui ne sont pas d’accord, qu’ils nous disent pourquoi et qu’ils nous le disent avec des arguments, et peut-être qu’on va nous-mêmes changer d’idée et ça va nous faire faire un cheminement tout le monde, et on va arriver avec des idées qui vont faire des changements positifs pour la société québécoise, autant au niveau de l’immigration qu’au niveau de l’identité.»