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Le PQ fait parler

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Malgré sa troisième position dans les sondages et l’appréciation plutôt faible de la population à l’égard de son chef, le Parti québécois attire l’attention médiatique et fait jaser bon nombre d’observateurs politiques sur ses perspectives d’avenir.

Bonne nouvelle pour les péquistes, la presse fédéraliste se révèle plus pointilleuse sur des détails insignifiants de leurs rencontres d’instances ou de leur programme, signe d’appréhension d’une remontée.

Sous rayons X

La main tendue vers Jean-Martin Aussant, les déclarations de Pierre Karl Péladeau, l’éventuelle candidature de Maxime Laporte de la SSJB et la désignation de Véronique Hivon comme vice-chef alimentent les analyses et les interprétations des experts. L’emphase demeure toutefois sur le faible niveau de popularité du chef péquiste. Les caricatures, articles et chroniques abondent pour illustrer ou prédire sa fin et supputer sur son éventuel remplacement. Loin d’être désarçonné, il déploie au contraire tous les efforts pour redresser la situation.

Le repositionnement sur un axe plus social-démocrate, la remise en perspective de l’indépendance et le partage des responsabilités au niveau du leadership traduisent sa volonté d’être plus proche des préoccupations des Québécois. La vraie question est de savoir si ceux-ci croiront à sa sincérité, considérant que des gouvernements péquistes n’ont pas été aussi progressistes que ce que le parti promettait en campagne électorale.

Dans un monde idéal

Jean-François Lisée aura fort à faire pour effacer le déficit de crédibilité et il devra pouvoir compter sur des candidats qui inspirent confiance. La désignation de Véronique Hivon est un pas dans la bonne direction. Le recrutement de quelques candidats proches des mouvements sociaux rassurerait sur la profondeur des intentions progressistes. Les bras ouverts à Maxime Laporte apaiseraient les défenseurs de la langue.

En prime, si les Aussant et Péladeau rejoignaient le navire péquiste plutôt que d’avoir l’air de rester tapis dans l’ombre par opportunisme, tous les espoirs lui seraient permis.