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Aux commissions scolaires de décider, dit le ministre Proulx

Il n’a pas l’intention de payer une prime aux professeurs

Le ministre Sébastien Proulx n’a pas l’intention d’engager des fonds supplémentaires.
Photo d’archives, Simon Clark Le ministre Sébastien Proulx n’a pas l’intention d’engager des fonds supplémentaires.

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Bien qu’il salue la proposition de verser une prime aux professeurs qui enseignent dans une classe plus difficile, le ministre Sébastien Proulx n’a pas l’intention d’engager des fonds supplémentaires dans une telle mesure.

« C’est une décision qui appartient à la commission scolaire, mais je pense qu’il faut saluer la réflexion qui est faite (...) pour trouver des solutions », a commenté le ministre de l’Éducation, jeudi, en réaction à la proposition de la présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Catherine Harel-Bourdon.

Le ministre s’est dit préoccupé par l’exode des enseignants d’expérience, qui sont pourtant les plus outillés pour faire face aux classes exigeantes. Toutefois, il revient aux commissions scolaires de décider comment y faire face, a-t-il estimé.

« Vous savez, c’est leur responsabilité, ils sont l’employeur des enseignants. C’est là qu’il faut respecter cet espace entre les deux ordres. Le Québec attribue des budgets très importants aux différentes commissions scolaires pour embaucher des enseignants, ils ont la responsabilité d’établir la répartition au sein de leurs différentes écoles », a-t-il rappelé.

« On doit faire tout en notre pouvoir pour, à l’intérieur des budgets qui sont les nôtres au gouvernement du Québec, maximiser la réussite de tout le monde », a insisté M. Proulx.

« [Il] faudra voir si c’est la meilleure avenue pour tout le monde », a-t-il ajouté au sujet de la proposition d’allouer une prime dans les classes difficiles.

Le PQ favorable

Pour sa part, le Parti québécois s’est dit favorable au versement d’une telle prime, envisageant même d’en faire un engagement électoral.

« On pense qu’il devrait y avoir des incitatifs, entre autres pour les professeurs d’expérience, à qui on reconnaîtrait la complexité de la tâche qui leur est offerte », a indiqué à l’Agence QMI le porte-parole en éducation au PQ, Alexandre Cloutier, jeudi.

Cette prime pourrait également être proposée aux enseignants moins expérimentés, mais qui « démontrent des aptitudes et des compétences particulières ».

Facteurs de difficulté

À l’instar de Mme Harel-Bourdon, M. Cloutier croit qu’on pourrait identifier les classes difficiles en fonction de l’indice de défavorisation (pauvreté) et selon « nombre d’élèves identifiés comme ayant un trouble quelconque ».

L’idée de la prime a d’ailleurs été discutée lors du Conseil national du PQ, le week-end dernier, mais le parti n’a pas encore tranché sur la question.

Même s’il ne s’agit pas d’une solution miracle, le porte-parole en éducation se dit personnellement d’accord avec la proposition de Mme Harel-Bourdon.

« Ça pourrait tout à fait devenir un engagement électoral » en vue de l’élection générale d’octobre 2018, a-t-il précisé.