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Alexandre Barrette reprend le volant

Alexandre Barrette reprend le volant
Photo COURTOISIE Groupe V Média

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Alexandre Barrette avait fait son deuil de Taxi payant quand V a décidé – in extremis – de commander une neuvième saison du jeu mobile, l’automne dernier. « Je n’étais pas du tout amer ou déçu, insiste l’animateur. J’étais reconnaissant d’avoir eu huit ans avec l’émission. Pour moi, c’était un dossier réglé. »

Comment avez-vous réagi quand vous avez appris que Taxi payant revenait en ondes ?

J’étais un peu surpris, d’autant plus qu’on allait tourner en automne, alors qu’on avait l’habitude de tourner l’été. C’est très différent comme contexte. L’été, les gens sont en vacances. Ils relaxent sur des terrasses. L’automne, ils ont moins de temps devant eux. Je pensais qu’ils allaient être moins disposés à répondre à des questions dans un taxi. J’étais un peu sceptique. J’ai même un peu hésité avant d’accepter. Mais en fin de compte, je suis très content d’avoir dit oui, parce que sincèrement, je pense que c’est la meilleure saison. On a des gens super intéressants. Le décor est totalement différent. J’ai pu voir des images et c’est magnifique.

Avez-vous apporté des changements à l’émission ?

C’est la même formule, sauf que maintenant, à chaque émission, on reçoit une personnalité connue qui joue pour une cause. On avait déjà fait des trajets vedettes avec Xavier Dolan, David Desharnais, Mike Ward, feu Éric Salvail et plein d’autres gens de différents milieux. Cette année, le casting est hallucinant. J’ai fait un trajet avec Jean-Philippe Wauthier, Jean-Michel Anctil, Julie Ringuette et Yannick Nézet-Séguin, qui a passé sa seule journée de congé du mois de novembre avec nous. C’était très cool.

Les participants du public ont-ils toujours leur place ?

C’est sûr. C’est la force de Taxi payant. On tourne un peu partout dans Montréal. Nos participants sont des gens qui autrement, ne passeraient jamais à la télévision. Ils sont ultra spontanés. J’adore ça. Des fois, ça donne des catastrophes, des fois, ça donne des petits bijoux. Il faut parfois couper parce que c’est trop cru, mais souvent, ça donne de bons moments de télé.

Votre deuxième one-man-show, Imparfait, a pris fin en décembre. Qu’avez-vous appris durant cette tournée ?

L’expérience du premier one-man-show m’a beaucoup servi. J’avais décidé de faire le show sans interruption. Les spectateurs me disaient qu’ils aimaient mieux ça. Parce qu’un entracte un vendredi soir au Théâtre Saint-Denis, ça passe, mais un lundi à Sept-Îles, quand les gens travaillent le lendemain, c’est tough. C’est logique, parce qu’au cinéma, ils n’arrêtent pas le film en plein milieu. Si tu n’es pas un fumeur ou si tu n’as pas envie de pisser, ça gosse un peu. C’est encore plus valable pour un show d’humour, parce que tu prends la peine d’installer un rythme, une ambiance... Et après une pause de 15 minutes, tout est à recommencer.

Avez-vous commencé à écrire votre troisième spectacle ? Et avez-vous établi un échéancier ?

Oui. Je m’enligne pour quelque chose d’un peu différent. Je veux un peu moins d’anecdotes et plus de stand-up. Je veux des gags aux 15 secondes.

Non. Je vais prendre mon temps. Je vais le sortir quand j’aurai la conviction que c’est mon meilleur.

Plus de 230 000 personnes vous suivent sur Facebook. Est-ce que ça crée une pression quand vient le temps d’écrire un message ?

Je n’écris jamais quelque chose en 12 minutes. Quand j’écris sur Facebook, c’est avec la même rigueur que quand j’écris pour mon show. J’essaie de trouver le meilleur mot, la meilleure formulation... Ça peut me prendre une heure ou deux.

Des fois, je peux être malade mental et prendre quatre ou cinq heures. C’est un peu excessif, mais en même temps, c’est important. Quand une personne me dit qu’un de mes textes l’a touchée ou qu’elle a été crampée en lisant une de mes blagues, ça m’incite à m’appliquer. C’est aussi flatteur qu’un rire en spectacle.


V présente la 9e saison de Taxi payant dès mardi 19 h 30.