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Des hits, mais pas de coups d’éclat pour le retour de Justin Timberlake à la mi-temps du Super Bowl

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Finalement, le plus grand défi de Justin Timberlake lors de sa prestation de la mi-temps du Super Bowl, dimanche soir, n’était pas de faire oublier le fameux Nipplegate avec Janet Jackson. Ce fut plutôt de passer un an après l’éclatante performance de Lady Gaga.

Si la Gaga avait surpassé les attentes, JT nous a laissés sur notre appétit.

On attendait des invités spéciaux, des coups d’éclat et un hommage senti à Prince. Il n’y a pas eu d’invité, rien de spectaculaire ni de controversé n’a marqué sa performance et l’apparition de Prince sur un immense drap blanc, pendant une reprise de I Would Die 4 U, est tombée à plat.

Contraste

Le contraste avec l’an dernier ne pouvait être plus évident que durant les premières secondes du spectacle de JT.

Alors que Lady Gaga avait amorcé sa prestation sur le toit du stade NRG, Timberlake a lancé la fête au son de Filthy, premier extrait de son nouvel album Man of the Woods, sous les estrades du Stade U. S. Bank, dans une ambiance de boîte de nuit.

Disons qu’on s’attendait à une ouverture plus flamboyante.

Mais c’était certainement pour nous rappeler l’époque où les hits de JT remplissaient les planchers de danse. C’est d’ailleurs en remontant dans le temps, presque en ordre chronologique, qu’il a réellement mis la machine en marche, au son des Rock Your Body et SexyBack.

Donnons à JT ce qui lui revient. L’ex-NSYNC est une redoutable bête de scène et il a exploité à merveille ses talents de danseur dans cette première portion de spectacle, qu’il a complétée avec My Love et Cry Me a River.

Prince méritait mieux

L’apparition d’une fanfare a précédé une interprétation très classe de Suit & Tie, avant cet hommage mal fagoté à Prince.

L’enfant de Minneapolis et grandiose super star aurait mérité mieux qu’une ballade au piano inoffensive. Ce ne sont pourtant pas les titres enlevants, et dignes d’un spectacle du Super Bowl, qui manquent dans le répertoire de Prince. Pourquoi ne pas avoir plutôt mis le party au son de Let’s Go Crazy ?

Dans le dernier droit, Timberlake a chanté Mirrors devant une mer de miroirs réfléchissant la lumière, ce qui donnait un joli coup d’œil, puis a conclu sans surprise avec Can’t Stop the Feeling, son succès de 2016, en dansant à travers les fans.

Pas de doute, c’est le genre de spectacle qu’on voudra voir durant sa tournée mondiale. Mais sur une scène immense comme celle du Super Bowl et son auditoire planétaire, il manquait ce petit extra qui fait la différence.