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La CAQ joue à cache-cache

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Si mon collègue Claude Villeneuve trouve que ce fut une « étrange semaine pour M. Couillard », j’ai aussi trouvé que la CAQ s’était mise à jouer à cache-cache sur les enjeux de cette semaine. La formation politique s’est tenue loin du cri du cœur de l’infirmière Émilie Ricard. Pourtant, au mois d’octobre 2017, son porte-parole en santé, François Paradis, demandait un réinvestissement dans le système de santé pour éviter les journées de 24 h.

La CAQ s’est aussi abstenue de commenter les modifications aux prestations de solidarité sociale en prétextant qu’elle analysait le dossier. Comme le mentionnait Le Devoir, 36 h plus tard, la CAQ n’avait toujours pas fini l’analyse.

Avec la rentrée parlementaire cette semaine, la Coalition devra se ressaisir rapidement.

La prudence du premier

Je le mentionnais la semaine dernière, ce n’est pas la première fois que la CAQ se retrouve au premier rang des intentions de vote. Cependant, la dernière fois elle s’était fait voler la vedette par une grève étudiante et l’absence d’une position claire sur l’enjeu.

Cette semaine, elle ne s’est tout simplement pas prononcée. Pourtant, ce parti qui aspire à diriger le Québec devra être aussi en mesure de prendre des décisions rapides, tranchées. Le Québécois moyen n’aime pas qu’on laisse traîner des dossiers. La CAQ devra prouver qu’elle peut se positionner sur des éléments de l’actualité, comme elle le faisait cet automne.

Réactions et erreurs

Certes, une réaction rapide peut entraîner certaines erreurs. Parlons-en aux libéraux cette semaine qui n’ont pas été capables de livrer un message d’empathie aux infirmières. La phrase du premier ministre : « Les gens qui travaillent sont toujours poussés à bout. C’est admirable », lui a valu plusieurs critiques. Mais au moins, il n’a pas évité de se positionner. Vouloir diriger c’est aussi se mettre à risque, il faut être capable de l’accepter.