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Un centre avant un président

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Geoff Molson ne considérerait aucunement la possibilité d’embaucher un président hockey chez le Canadien.

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Comme chaque année au début de février, c’est la fin de semaine de la famille au Centre Bell. Les gradins sont bondés de jeunes. C’est la clientèle de demain. Or, quand on parle de l’avenir du Canadien, les perspectives paraissent bien sombres.

Les humeurs varient au gré des événements. Ça semble plus vrai à Montréal que dans les 30 autres villes de la Ligue nationale. La désillusion est grande en ce moment. Les billets se vendent moins bien. Les cotes d’écoute sont en chute libre.

Personne ne voit la lumière au bout du tunnel. C’est la grande déprime.

Les décideurs de l’organisation sont aussi déçus que tout le monde.

C’est à eux de redresser la situation.

Pas dans les astres

Par où commencer ?

Les suggestions ne manquent pas.

Depuis quelques jours, on entend que le Canadien devrait procéder à l’embauche d’un président responsable des opérations hockey.

Serait-ce vraiment une nécessité ?

Les Penguins de Pittsburgh (3), les Blackhawks de Chicago (3) et les Kings de Los Angeles (2), qui ont monopolisé huit des neuf dernières coupes Stanley, n’avaient pas d’homme portant ce titre quand ils ont gagné et n’en ont toujours pas.

Cela ne veut pas dire que la question ne mérite pas réflexion.

Mais est-ce que ça peut vraiment changer les choses ?

Quand on a un homme fort au poste de directeur général, le problème ne se pose pas.

Il serait très étonnant que ça arrive chez le Canadien. Les échos que j’en ai disent que Geoff Molson ne considère aucunement cette possibilité.

Peut-être au début

La nomination d’un président aux opérations hockey dans le contexte actuel serait un désaveu à l’endroit de Marc Bergevin. La chose aurait peut-être été appropriée lorsque Bergevin s’est joint à l’organisation.

On dit d’ailleurs que Serge Savard, qui avait secondé M. Molson dans le processus, aurait aimé jouer un rôle d’éminence grise auprès de Bergevin à ses premières années au poste de directeur général.

Reste qu’entouré comme il l’est, l’interaction ne doit pas manquer entre Bergevin et ses lieutenants.

Le sort de Bergevin est entre les mains de Geoff Molson. C’est à ce dernier de décider s’il le maintient en poste ou s’il fait appel à quelqu’un d’autre.

La priorité

Jusqu’à nouvel ordre, c’est business as usual.

Bergevin travaille en fonction de la journée limite des transactions, qui tombera dans trois semaines.

J’ignore comment il peut s’y prendre, mais il doit dénicher un joueur de centre capable de faire produire son premier trio. C’est capital pour lui et pour son équipe.

C’est beaucoup plus important que l’embauche d’un président hockey. Il y a trop longtemps que ça dure et il n’y a pas que ça, il va sans dire.

On ne sait pas s’il s’agit davantage d’un vœu pieux que d’une rumeur, mais le nom de Max Pacioretty est associé à des spéculations qui l’enverraient aux Blues de Saint Louis.

Armstrong sur la défensive

Le joueur mentionné est Robert Thomas, choix de première ronde des Blues au repêchage de l’an dernier, qui évolue dans la Ligue de l’Ontario. Mais il faudra oublier ça, semble-t-il.

Dans une récente entrevue, Doug Armstrong, qui porte les titres de président des opérations hockey et de directeur général chez les Blues, a fait montre de réserve quant aux chances des siens de remporter la coupe Stanley cette année.

« Je ne sais pas si nos chances sont optimales à ce stade-ci », a-t-il dit.

« C’était le cas il y a trois ou quatre ans. On veut s’assurer de notre niveau de compétitivité, sans écarter la possibilité d’aller chercher un championnat. Mais il faut aussi tenir compte du fait qu’on mise sur de bons espoirs dans notre réseau. On veut les garder dans la mesure du possible. »

À vrai dire, la faiblesse des Blues se situe devant le filet. Il y a quatre ans, ils avaient acquis Ryan Miller des Sabres de Buffalo. Ils avaient cependant été éliminés en six matchs au premier tour par les Blackhawks. Mais ça ne règle pas le problème du Canadien.

Enfin, il y a le rêve ayant pour nom John Tavares.

Garth Snow, lui aussi président des opérations hockey et directeur général chez les Islanders de New York, a fait savoir au cours des derniers jours qu’il n’échangera pas son capitaine d’ici la fin de la période des transactions.

Les Islanders ont encore cinq mois pour lui faire signer un nouveau contrat. Passé juin, ce serait au plus fort la poche.