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Vancouver vient recruter nos profs

La province vit une grave pénurie d’enseignants

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Des commissions scolaires de la Colombie-Britannique aux prises avec une pénurie d’enseignants de français se tournent vers le Québec pour en recruter malgré le manque de personnel qui touche aussi la Belle Province.

« Cette année les élèves de maternelle en intégration du français ont dû être choisis par loterie parce qu’on n’a pas assez de professeurs », lance le directeur des programmes éducatifs de la Vancouver School Board (VSB), Adrian Keough.

Une décision de la Cour Suprême a pris les commissions scolaires de la Colombie-Britannique par surprise l’an dernier en les obligeant à réduire le nombre d’élèves par classe.

Manque criant

Ce jugement a eu pour effet de décupler le nombre de classes et donc le nombre d’enseignants nécessaire, indique M. Keough. Il manquerait des centaines de professeurs de français à l’échelle de la Colombie-Britannique et une douzaine seulement à la VSB, qui en a déjà embauché 600 depuis un an, ajoute-t-il.

Le manque est si grand que la VSB compte se rendre dans une douzaine de villes canadiennes cette année pour recruter, y compris au salon de l’emploi en enseignement de l’Université McGill lundi à Montréal.

Cette tournée se limitait autrefois à deux ou trois villes, selon M. Keough.

Pas un problème pour le Québec

Les conditions d’emplois difficiles pour les enseignants au Québec poussent certains étudiants à aller étudier en dehors de la province, mais ils demeurent une minorité, estime une vice-doyenne de la faculté de l’éducation de l’Université McGill, Fiona J. Benson.

Fiona J. Benson, <i>Université McGill</i>
Photo courtoisie
Fiona J. Benson, Université McGill

« La grande majorité des étudiants qui viennent d’ici veulent s’établir ici [...], mais plusieurs sont intéressés à aller perfectionner leurs connaissances à l’extérieur avant de revenir ici », explique-t-elle.

D’ailleurs, les commissions scolaires de la Colombie-Britannique ne sont pas les seules à tenter d’attirer nos diplômés en enseignement.

Des établissements d’aussi loin que la Chine et l’Australie seront aussi présents à l’évènement au salon de l’emploi en enseignement de McGill pour recruter des francophones, indique Mme Benson.