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Les «maudites banlieues»

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Faudra bien qu’on nous explique comment on pourra convaincre les banlieusards de laisser leurs autos à la maison si le tramway du maire Labeaume ne passe qu’en Haute-Ville.

Vous croyez vraiment qu’un travailleur va prendre 2 ou 3 autobus pour aller rejoindre la ligne de tramway le matin ? Vous croyez vraiment qu’il va gagner du temps ?

À New York, Paris, même Montréal, on peut comprendre. C’est mathématique.

Mais à Québec, une petite grande ville, il n’est pas évident que le transport en commun puisse un jour battre l’automobile en temps de transport vers le bureau.

À moins d’amener le tramway en banlieue, ce qui ferait gonfler les coûts.

DENSIFICATION

Vous vous souvenez quand l’ancien maire L’Allier parlait des « maudites banlieues » ?

On croit revivre un peu le même épisode avec le débat autour du transport collectif « structurant ».

Ils ne le disent pas fort, mais le pari de ceux qui le défendent est de convaincre les jeunes familles de s’installer dans les quartiers centraux.

Avez-vous vu le prix des maisons et des condos de la Haute-Ville ?

C’est un pari ultra risqué.

C’est aller à l’envers du mode de vie chouchou des Nord-Américains que nous sommes. Mais dans les milieux écolos, on aime bien jouer à être des Européens...

Ils appellent ça, la densification.

Ils ne s’en rendent pas compte, mais le risque avec la densification, c’est de créer des banlieues encore plus grosses.

Pourquoi le DIX30 est-il devenu si attrayant ?

Certainement pas à cause de son cachet...

TASSER LES VOITURES

Les défenseurs du tramway au centre-ville devront aussi nous prouver qu’il n’est pas qu’un symbole « anti-chars », qu’il peut vraiment être efficace.

Car oui, le tramway est un symbole anti-autos pour certains.

Contrairement au métro sous terrain, il enlève de la place aux voitures sur la chaussée.

Pour les environnementalistes fanatiques, c’est surtout ça qui importe.