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On ne les croit plus!

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C’est malheureux, mais c’est comme ça. On ne croit plus les politiciens. À force de nous mentir en pleine face, ils ont brisé le lien de confiance qui devrait les unir aux électeurs. Un récent sondage Forum Research rajoute à cette évidence. Trois citoyens sur cinq disent ne pas gober les promesses des politiciens lors d’une campagne électorale.

Faut dire que ces dernières années, on s’en est fait promettre, des affaires: moins de taxes, plus de services, un médecin de famille par personne, une place en garderie par enfant, moins de trafic, plus de temps libres en famille. Le bonheur, quoi!

Des promesses en l’air

Et qu’a-t-on récolté? Rien de tout ça. Sauf pour ceux qui trouvent la joie dans un joint de pot. Ce qu’il nous donne d’une main, l’État le reprend de l’autre. Tout augmente. Les iniquités aussi. Nos élus continuent de nous promettre mer et monde, tout en sachant qu’ils ne pourront pas livrer la marchandise.

Valérie Plante a promis de ne pas surtaxer les Montréalais. Des paroles en l’air. Comme celles de Philippe Couillard lors de la dernière campagne électorale qui promettait de s’occuper «des vraies affaires», surtout d’économie. Au lieu de cela, son serrage de ceinture nous a coupé le souffle. Comment blâmer le citoyen d’être devenu cynique?

Cynisme en hausse

Toujours selon le sondage, il reste tout de même 40% des électeurs prêts à faire «un peu» confiance aux politiciens. C’est bien assez pour se faire élire. Aujourd’hui, les partis ont compris qu’il est impossible de plaire à tout le monde. Ils ne tablent que sur des clientèles ciblées. Ils ont surtout bien intégré un principe fondamental en politique: on donne au peuple ce que le bon peuple réclame. Faut croire qu’une partie de nous accepte de se faire enfler.

Je ne suis pas cynique, mais réaliste. Comme plus de 80% des citoyens qui s’intéressent à la politique, j’espère toujours qu’une équipe de représentants du peuple agisse en son nom.

En cette année électorale, soyons vigilants. Ne succombons pas aux belles promesses. Il se peut que ce soit trop beau pour être vrai.