/opinion/blogs
Navigation

Ça, c’est du bon et du réjouissant

Ça, c’est du bon et du réjouissant

Coup d'oeil sur cet article

Établi au Canada depuis une quinzaine d’années, le pianiste hongrois Robi Botos  combine avec une aisance particulière, les effluves du passé et du présent. Après Movin' Forward

en 2015 et un Juno à la clé amplement mérité, il fait un retour de manière costaude et particulièrement «  tripative » (merci au grand communicateur que fut Jacques Languirand).


Un petit bijou


Même pour ceux et celles d’entre vous qui ne sont pas trop familiers avec l’univers du jazz, Old Soul est tout ce qu’il y a de plus accessible. Soulignons que Robi Botos est un grand pianiste, dont les maitres vont de Oscar Peterson

 

à Ahmad Jamal, sans oublier l’aspect percussif du géant Randy Weston. Puisant dans sa mémoire et son enfance, Botos évoque sa Hongrie natale, les amis disparus comme Prince avec Calhoun Square

 

et ses influences musicales. Plein comme un œuf et avec des invités de marque comme la trompettiste Ingrid Jensen et l’organiste Corey Henry, le pianiste livre un message dont le swing est la ligne directrice. Que ce soit en formation rapprochée avec son batteur Larnell Lewis, le contrebassiste Mike Downes et le saxophoniste ténor Seamus Blake, il dessine d’élégantes lignes mélodiques auxquels répondent ses complices, avec justesse et précision. S’il est toujours risqué de faire appel à des cordes, les compositions Budapest et Old Soul sont d’autant plus magnifiées par la douceur des arrangements. Vous aurez vite compris que Old Soul est un disque dont nous rêvions depuis longtemps, surtout en cette période un peu grise de l’année.

 


À entendre le vendredi 9 février aux Upstairs.