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Les infirmières de Québec lancent un cri du cœur

La présidente de la FIQ de la Capitale-Nationale, Patricia Lajoie, accompagnée de dizaines de membres de la FIQ, devant les membres du conseil d'administration du CIUSSS de la Capitale-Nationale.
Photo Élisa Cloutier La présidente de la FIQ de la Capitale-Nationale, Patricia Lajoie, accompagnée de dizaines de membres de la FIQ, devant les membres du conseil d'administration du CIUSSS de la Capitale-Nationale.

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Les infirmières de Québec ont profité du «momentum» lié à la rencontre entre le ministre Barrette et la FIQ pour lancer à leur tour leur cri du cœur auprès du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale, réclamant de meilleures conditions de travail.

Venus témoigner devant le PDG et les membres du conseil d’administration du CIUSSS de la Capitale-Nationale, trois infirmiers et infirmières ont fait état de la «détresse», de «l’épuisement» et du manque de ressources «vécus au quotidien» au sein de leur travail.

«Nous manquons de matériel [...], nous n’avons même pas de crochet pour décrocher les pendus ! Je suis désolée, mais c’est la réalité», a indiqué Christine Simard, infirmière depuis 15 ans, au département de psychiatrie de l’hôpital l’Enfant-Jésus, recevant l’approbation de dizaines de membres venus se faire entendre à l’occasion du conseil d’administration du CIUSSS.

«Détresse banalisée»

«Il est temps qu’on cesse de banaliser la détresse que l’on vit. Nous ne sommes pas écoutés, c’est comme un régime de terreur», a-t-elle enchaîné, la voix nouée par l’émotion, précisant que le récent témoignage d’Émilie Ricard sur les réseaux sociaux «a brisé la loi du silence».

Le son de cloche était le même pour Marie-Ève Lindgard Lord, infirmière en CHSLD, qui ne peut plus travailler à temps plein, de peur de faire un «burn-out». «Je ne sens pas que j’ai la capacité d’en faire plus dans ces conditions. L’an dernier, je pleurais chaque soir en revenant de la job», a affirmé celle qui travaille avec 66 patients résidents à sa charge. «Ce n’est pas normal», indique-t-elle.

Marie-Ève Lindgard Lord, infirmière en CHSLD
Photo Élisa Cloutier
Marie-Ève Lindgard Lord, infirmière en CHSLD

Les ratios, la priorité

C’est d’ailleurs ce que réclame «en priorité» la présidente de la FIQ de la Capitale-Nationale, Patricia Lajoie. «Nous devons revoir les ratios, mais surtout les rendre modulables. Ce n’est pas vrai que ce sont les mêmes ratios pour des patients âgés ou d’autres qui ont des troubles cognitifs», indique-t-elle en ajoutant par ailleurs que les charges de travail doivent impérativement être «diminuées».

Pour sa part, le PDG Michel Delamarre a indiqué qu’il espérait des «améliorations», en attendant les nouvelles directives du ministère de la Santé.