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La gagnante de 560 M$ US veut l’anonymat

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Une femme du New Hampshire qui a remporté 560 M$ US au Powerball poursuit la loterie de l’État afin que son identité demeure secrète.

Dans sa poursuite sous le pseudonyme de « Jane Doe », la dame estime que ça « constitue une invasion significative de sa vie privée », selon le USA Today.

La loi au New Hampshire stipule toutefois que le nom du gagnant, sa municipalité, ainsi que le montant du lot relèvent du domaine public.

La femme affirme avoir fait une « énorme erreur » en signant son vrai nom au dos du billet. Un avocat lui a dit par la suite qu’elle aurait pu rester anonyme si elle avait réclamé son argent via une fiducie.

« Elle souhaite continuer [son travail dans la communauté] et d’avoir la liberté de marcher dans une épicerie ou d’assister à des événements publics sans être connue ou ciblée comme la gagnante d’un demi-milliard de dollars », peut-on lire dans la plainte.

La femme n’a pas encore réclamé le prix, mais a envoyé une photocopie de son billet pour démontrer qu’elle avait remporté le gros lot. La poursuite indique que la lutte pour son anonymat lui coûte une fortune.

Selon un avocat consulté par le Boston Herald, les chances de la femme de gagner au tribunal sont « probablement nulles », mais l’affaire pourrait se rendre aussi haut que la Cour suprême du New Hampshire.

Mêmes règles au Québec

Patrice Lavoie, porte-parole de Loto-Québec
Photo courtoisie
Patrice Lavoie, porte-parole de Loto-Québec

Si une situation similaire se produisait dans la province, un gagnant qui ne voudrait pas révéler son identité aurait lui aussi à se plier aux mêmes règles, indique Patrice Lavoie, directeur corporatif des affaires publiques de Loto-Québec.

« Lorsqu’on réclame un lot de plus de 600 $, on doit obligatoirement signer le billet, soutient-il. En signant, tu t’engages à ce que ton nom, ta région et ta photo soient publics. »

Selon lui, il est très rare que les gens exigent de conserver l’anonymat.

« La grande majorité du temps, ils se présentent tout sourire. On peut organiser un gros point de presse où ils ne répondent aux questions qu’une seule fois pour finalement retourner dans leur intimité », explique Patrice Lavoie.

« Il faudrait une situation jugée très sérieuse et bien fondée pour qu’on accepte de garder les gens anonymes. Ce n’est arrivé que trois ou quatre fois, après analyse », conclut-il.