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Un 10e gain en prolongation pour les Remparts

Habitué à exceller en pareilles circonstances, Jesse Sutton a inscrit le but décisif.
Photo Agence QMI, Marc DesRosiers Habitué à exceller en pareilles circonstances, Jesse Sutton a inscrit le but décisif.

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GATINEAU | À l’aide du troisième but victorieux de la saison en prolongation de Jesse Sutton, les Remparts de Québec ont savouré un deuxième gain en l’espace de 24 heures au bris d’égalité, battant les Olympiques par la marque de 5-4, mercredi soir, au Centre Robert-Guertin.

Il s’agissait d’un 10e triomphe en pareilles circonstances pour les hommes de Philippe Boucher qui n’ont subi l’échec qu’à trois reprises lorsqu’ils envoient trois patineurs sur la glace.

Sutton a réussi son 15e filet de la campagne en se retournant sur lui-même après avoir initialement raté sa tentative de tir. Cette victoire est d’autant plus précieuse puisqu’elle permet à Québec de demeurer au septième rang en dépit de l’écrasante victoire de Victoriaville sur Val-d’Or (63 points contre 62).

Malgré une pétarade de quatre buts au premier engagement, dont deux d’Andrew Coxhead, les Diables rouges sont retournés au vestiaire avec une mince avance d’un but au terme de ces vingt folles premières minutes de jeu. Il a fallu attendre jusqu’à la moitié de la troisième période pour que les Olympiques créent l’impasse.

«Je pense qu’on aurait pu prendre le contrôle du match en début de match et on l’a laissé glisser, ce que j’ai moins aimé [...] Ce n’est pas évident. On est arrivés aux petites heures du matin et on a fait environ cinq, heures d’autobus au total hier. Dans les circonstances, on va prendre ces quatre points, mais on a de petites choses à travailler», a exprimé le pilote des Remparts, vantant l’apport de Coxhead et de Louis-Filip Côté. 

«Ce fut dur pour moi et pour la défensive en première, et ça a fait mal, mais je suis heureux qu’on ait été en mesure de redémarrer de la bonne manière en fermant plus le jeu en deuxième. Gatineau ne lâche pas et c’est toujours dur de jouer ici», a renchéri le partant Antoine Samuel, qui a effectué d’importants arrêts au troisième tiers pour terminer la soirée avec 19 tirs bloqués.

Laberge sonné

Sonné à la suite d’un violent combat contre Jeffrey Durocher tôt en troisième période, Pascal Laberge a été transporté à l’hôpital pour vérifier l’état de son œil. L’attaquant de 19 ans s’est dirigé tout droit vers le vestiaire après avoir reçu un coup de poing en plein visage. Durocher a d’ailleurs écopé de pénalités d’instigateur (mineure et inconduite) pour s’en être pris à Laberge dans le coin de la patinoire. Au moment de mettre sous presse, le thérapeute sportif Steve Bélanger attendait des nouvelles.

Dans l’autre camp, Éric Landry aurait aimé que ses ouailles fassent preuve de plus d’opportunisme.

«On a perdu un point. On a eu de belles chances de marquer en deuxième et en troisième, mais Samuel a fait d’excellents arrêts pour conserver l’égalité», a débité l’entraîneur en chef des Gatinois.

En vitesse

Installés respectivement aux septième et 10e rangs, Remparts et Olympiques pourraient s'affronter de nouveau en lever de rideau des prochaines séries si leur position demeure inchangée au classement général. Au printemps 2016, la formation de l'Outaouais avait balayé celle de Québec dès le premier tour...

Le défenseur Marc-Olivier Alain avait été réinséré dans l’alignement à la place de Braeden Virtue pour affronter son ancienne équipe. Si l’on se fie aux propos de Philippe Boucher, l’ancien des Dynamiques de Sainte-Foy ne devrait pas s’asseoir souvent dans les gradins d’ici la fin de la campagne. «Alain joue du bon hockey et apporte un élément physique, ce qui va être important en fin de saison», a soutenu le coach avant la mise au jeu initiale... Le Tchèque Tomas Dajcar ratait une troisième partie consécutive...

L’ancien du Blizzard du Séminaire Saint-François, Métis Roelens, pivotait la première unité chez les Olympiques. Le géant aux origines belges avait récolté deux mentions d’aide à ses trois derniers matchs avant le passage des Remparts...

La foule annoncée était 1999 spectateurs pour ce rendez-vous de milieu de semaine en Outaouais... 

La présence de Rogers TV a forcé les représentants de la presse écrite a regardé la rencontre sur la galerie de presse secondaire, située derrière l’un des buts...

L’entraide pour les études, la clé selon Olivier Mathieu

GATINEAU | Le calendrier condensé de la LHJMQ jumelé aux longs voyages qui se déroulent parfois la semaine amène son lot de défis pour les hockeyeurs qui poursuivent leur cheminement scolaire en parallèle. 

Olivier Mathieu
Photo d'archives Pascal Huot
Olivier Mathieu

 

La semaine que traversent les Remparts n’est pas de tout repos pour les joueurs alors qu’ils doivent se soucier de leurs performances sur lames et sur les bancs d’école – même sans y être physiquement!

Après Shawinigan et Gatineau, les patineurs québécois quitteront vendredi vers Baie-Comeau en prévision du duel du lendemain face au Drakkar. Et la nuit de mercredi à jeudi aura été assez légère, ce qui n’est rien pour faciliter la concentration quand le nez sera plongé dans les livres.

Joueur-étudiant du mois de janvier chez les Remparts, l’attaquant Olivier Mathieu a accepté de partager ses secrets sur l’art de réussir à l’école à travers son stage dans le hockey junior québécois.

«Quand l’école recommence, on amène nos ordis et on travaille, comme c’est le cas cette semaine. Puis, on s’entraide, ce qui est important. On est plusieurs gars à faire nos devoirs mutuellement et les professeurs sont ouverts d’esprit pour laisser nous entraider, car ils savent que nous sommes dans une situation un peu particulière», expliquait Mathieu, inscrit en sciences humaines au Cégep Limoilou.

À 17 ans, le jeune homme vit ses premières heures au niveau collégial. Si certains jeunes de son âge optent pour une sortie en ville quand ils ne travaillent pas, Mathieu et ses coéquipiers n’ont pas souvent droit à ce luxe. Tel en sera le cas vendredi soir.

«Vendredi soir, on va arriver à Baie-Comeau et on ne joue que le lendemain. Ca va être un bon moment pour les gars qui ont des devoirs. Il faut juste savoir combiner études et sport. Il y a des bouts difficiles, mais quand tu travailles et que tu mets les efforts à la bonne place, tout va bien», plaide le natif de Drummondville, fier de n’avoir jamais échoué un cours, tant au secondaire qu’au cégep.