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Niemi en mode reconstruction

Canadiens pratique
Photo Pierre-Paul Poulin Antti Niemi

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Antti Niemi avait des chiffres catastrophiques quand le Canadien l’a réclamé au ballottage des Panthers de la Floride le 14 novembre dernier. À 34 ans, le Finlandais ressemblait à un gardien au bout du rouleau avec un dossier de 0-4-0, une moyenne de 6,74 et un taux d’efficacité de ,822.

« Quand tu regardais mes statistiques, je pouvais comprendre la réaction des Penguins et des Panthers de m’abandonner, a reconnu Niemi avant le départ de l’équipe pour Philadelphie. À Pittsburgh, j’avais connu de mauvais départs contre les Blackhawks et le Lightning. Les Penguins cherchaient un vétéran pour aider Matt Murray, mais ils n’ont pas eu trop de patience avec moi. Je ne jouais pas bien et ils ont fait confiance à un autre gardien. C’est la loi du sport. Avec les Panthers, c’était un peu la même histoire. »

« Il y a eu des moments de doutes dans ma tête, a-t-il poursuivi. Ce n’était pas agréable. J’ai trouvé ça difficile mentalement, je ne m’attendais pas à changer d’équipes aussi souvent en peu de temps. »

La relation avec Waite

Marc Bergevin avait un plan en tête quand il a décidé de lui faire confiance pour remplacer Al Montoya. Ce plan avait pour nom Stéphane Waite. Niemi avait connu des jours heureux avec les Blackhawks de Chicago sous la gouverne de Waite. Il avait gravé son nom sur la coupe Stanley en 2010 avant de partir quelques mois plus tard avec les Sharks de San Jose, où il aura joué cinq bonnes saisons.

« J’étais heureux de renouer avec Stéphane, a mentionné le Finlandais. Il est un bon enseignant pour moi, j’aime sa préparation. Il a corrigé certains mouvements de base dans ma technique et j’ai regagné confiance. »

Depuis ses débuts avec le Canadien, Niemi a maintenant des statistiques dignes d’un gardien de la LNH avec une fiche de 2-1-1, une moyenne de 2,47 et un taux d’efficacité de ,929.

« J’ai une approche d’un jour à la fois, a-t-il répliqué. Mais je suis heureux de mon jeu depuis mon arrivée à Montréal, je me sens mieux. J’ai de bons entraînements et quand j’ai la chance de jouer, je cherche à en profiter. »

Niemi aura patienté jusqu’au 19 janvier avant de signer une première victoire cette saison. C’était contre les Capitals à Washington. Il a obtenu son deuxième gain quelques semaines plus tard face aux Ducks, au Centre Bell. Il a gagné ses deux derniers départs.

À Montréal ou ailleurs

D’ici à la fin de la saison, le numéro 37 pourrait convaincre un dirigeant de la LNH de lui offrir un autre contrat pour l’an prochain. C’est son but.

« Je voudrais poursuivre ma carrière dans la LNH, a-t-il affirmé. Je ne songe pas à un retour en Europe pour l’an prochain. »

À Montréal, le plan consiste à ouvrir les portes du vestiaire pour Charlie Lindgren comme adjoint à Carey Price. L’Américain ne joue toutefois pas à la hauteur de son talent avec le Rocket de Laval. L’option Niemi à un très petit salaire pourrait donc s’avérer possible.