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Le président du RTC répond aux «inexactitudes» de Québec 21 sur les stations tempérées

Le président du RTC répond aux «inexactitudes» de Québec 21 sur les stations tempérées
Capture d'écran, TVA Nouvelles

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Dévoilant de nombreux chiffres, Rémy Normand, président du Réseau de transport de la Capitale (RTC), a tenu à répondre aux «inexactitudes» véhiculées par l’opposition officielle quant aux coûts des stations tempérées.

S’il est vrai qu’une des stations (41e Rue Ouest/1re Avenue) a nécessité un investissement de 754 000 $ au RTC, le coût moyen des 20 stations tempérées du RTC est de 361 000 $, a-t-il insisté, mercredi matin, en point de presse. Aussi, 75 % de la facture globale est assumée par le gouvernement du Québec, a précisé M. Normand.

«750 000 $, ça peut sembler cher, mais ça s’explique. La station de la 41e Rue est la plus grande sur le réseau», a-t-il signalé en détaillant diverses normes nécessaires à la construction de tels équipements. Dans le cas de cette station, il y a eu quatre appels d’offres. Et le RTC a choisi, comme c’est la norme, le plus bas soumissionnaire, a-t-il insisté.

Le président du RTC répond aux «inexactitudes» de Québec 21 sur les stations tempérées
Photo Taïeb Moalla

De façon plus générale, le président du RTC a expliqué qu’une station tempérée est «grande comme 20 abribus. Il y a du chauffage, des écrans, des bornes d’information, du mobilier, l’accès universel. Bref, c’est moderne, confortable et attrayant. Ça se compare davantage à un édifice d’utilité publique».

Sans fournir des chiffres précis, M. Normand a assuré que le coût de certaines stations tempérées construites par le secteur privé se comparait à celles réalisées par le RTC. Dans certains cas, comme celui de la station Jules-Dallaire Est, construite par Cominar en 2012, la construction a même coûté plus cher au privé, a fait savoir le président Normand.

Lundi soir, la question de la gestion du RTC a donné lieu à des échanges acerbes au conseil municipal. M. Normand a dit avoir senti une attaque à son intégrité dans cette sortie de l’opposition. «On se drape du voile de l’innocence. Mais en fait, on agit mesquinement. On dénigre. On cherche à diminuer et à ratatiner la Ville, le transport en commun et le RTC», a-t-il déploré.

Toilette à 200 000 $

Rémy Normand s’est également porté à la défense de la dépense de 200 000 $ pour rénover une toilette pour les chauffeurs d’autobus à la station de Marly. Dans ce cas, 14 soumissionnaires ont déposé des propositions. Encore une fois, c’est le plus bas soumissionnaire qui a été choisi.

Interrogé sur un incident récent au cours duquel un chauffeur a été coincé dans cette toilette pendant deux heures, M. Normand a affirmé que le RTC «n’est pas exempt» de ce type de bris de serrure, y compris sur des équipements neufs. Une enquête de la CNESST n’aurait pas blâmé le Réseau, a-t-il affirmé.

«La Ferrari des abribus»

En après-midi, Jean-François Gosselin, chef de Québec 21, a maintenu «(trouver) complètement inacceptable que M. Normand continue de justifier des abribus à 750 000$ (...) Quatre panneaux de plexiglas avec un toit et une dalle de béton, ça ne peut pas coûter 750 000$. Est-ce qu’on a besoin de se payer la Ferrari des abribus?».