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Nicolas Deslauriers aimerait obtenir une prolongation de contrat avec le CH

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Photo Pierre-Paul Poulin « Je souhaite être ici et rester ici. J’ai la chance de jouer devant mes parents et amis, c’est l’équipe de mon enfance. C’est spécial », assure Nicolas Deslauriers.

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Nicolas Deslauriers n’angoisse pas à l’approche de la date limite des transactions du 26 février dans la LNH. Le robuste ailier a comme objectif de s’enraciner à Montréal le plus longtemps possible.

Techniquement, Deslauriers pourrait servir de monnaie d’échange pour Marc Bergevin. Libre comme l’air à partir du 1er juillet, il tomberait dans la catégorie des joueurs de location pour une équipe en quête de robustesse et d’un ailier fiable pour son quatrième trio. Le scénario d’une transaction pour Deslauriers afin d’obtenir un choix au repêchage ou un espoir ne semble pas trop envisageable. Il est plus réaliste de croire à une prolongation de contrat pour l’ancien des Sabres de Buffalo.

À quelques heures du départ de l’équipe pour Philadelphie, l’ailier de 26 ans a refusé de dire s’il avait déjà parlé à son DG dans le but d’en venir à une entente. Philippe Lecavalier, son agent, a aussi tenu à garder ce sujet confidentiel.

« Si j’avais la chance de finir ma carrière à Montréal, ce serait incroyable, a répondu Deslauriers. Mais je ne contrôle pas ça. Je ne sais pas ce qui se passe pour mon contrat et je ne peux pas prédire le futur. La vie change rapidement dans la LNH. En début de saison, je me retrouvais à Buffalo et maintenant je porte le chandail du Canadien. Si je pouvais choisir une équipe pour les prochaines saisons, je choisirais sans aucune hésitation le CH. »

« J’aimerais que ça se règle en une journée, mais je ne contrôle pas cette portion, a-t-il continué. Je fais confiance à mon agent et je ne veux pas me faire distraire par ma situation contractuelle. Je me concentre sur le hockey. »

Une augmentation à prévoir

Deslauriers terminera dans quelques mois un pacte de deux ans qu’il avait paraphé avec les Sabres au mois de juin 2016. Il touchait un salaire annuel de 775 000 $. Avant ça, il gagnait 637 000 $ lors des saisons 2014-2015 et 2015-2016.

Sans faire sauter la banque, le numéro 20 du Tricolore recevra assurément une augmentation de salaire pour son prochain contrat. Il devrait logiquement dépasser le million pour la première fois de sa carrière.

Retranché par les Sabres à la fin de leur camp au mois de septembre et échangé quelques jours plus tard pour le défenseur Zach Redmond, Deslauriers a rapidement redoré son blason.

« J’ai un cheminement spécial cette année, je partais de loin, a-t-il rappelé. Après Buffalo, j’ai fini par me retrouver dans la Ligue américaine, à Laval. J’ai eu ma chance avec le Canadien à la mi-novembre et j’ai réussi à faire ma place. »

Au sommet

Deslauriers a gagné sa place avec le Tricolore au pic et à la pelle. Il a redonné une identité à un quatrième trio qui ne générait absolument rien avec sa robustesse, son énergie et une touche de marqueur insoupçonné.

Bergevin l’a certainement constaté, tout comme les 30 autres DG de la LNH.

« Tu joues toujours pour un contrat et il y a toujours du monde qui te regarde, a souligné Deslauriers. Je souhaite être ici et rester ici. J’ai la chance de jouer devant mes parents et amis, c’est l’équipe de mon enfance. C’est spécial. Mais si mon jeu ouvre les yeux à d’autres formations, c’est juste bon. Mais je le redis, je ne veux pas partir de Montréal. Je ne pensais jamais partir de Los Angeles quand les Kings m’ont repêché et j’en suis aujourd’hui à ma troisième équipe. »

Avec 148 mises en échec, Deslauriers se retrouve au premier rang au sein de son équipe et au 13e rang dans la LNH. Il a toutefois joué beaucoup moins de rencontres que les 12 joueurs devant lui.

L’ailier de 6 pi 1 po et 215 lb occupe le sommet pour la moyenne de mises en échec par match avec 4,5. Il est le seul de la LNH avec une moyenne supérieure à 4. Les défenseurs Mark Borowiecki (Sénateurs) et Adam Larsson (Oilers) suivent à 3,7.

« Il ne s’agit pas d’un chiffre gonflé, a lancé le centre Jonathan Drouin. J’ai joué au sein de son trio et je sais très bien qu’il y a des défenseurs qui n’aiment pas foncer dans le coin avec lui. Il frappe et il frappe fort. »