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Ce n'est pas une joke, Monsieur Trudeau !

Ce n'est pas une joke, Monsieur Trudeau !
Photo Simon Clark

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Notre premier ministre nous prend pour des valises.

Alors qu’il a fait rire de lui aux quatre coins du globe avec sa remarque stupide sur le terme «peoplekind», il veut maintenant nous faire avaler que «c’était juste une joke».

Bref, la plus vieille excuse, la plus usée, pigée dans le livre des excuses, juste entre «Mon chien l’a mangé», «C’est pas moi, c’est mon frère jumeau» et «Ce n’est pas ce que tu penses, chérie».

Sérieusement, monsieur Trudeau?

C’est tout ce que vous avez trouvé?

Quand je regarde la vidéo de votre échange avec cette jeune citoyenne lors de votre assemblée populaire, je ne vois pas le moindre signe que vous ayez fait une blague, Monsieur Trudeau. Je vois un donneur de leçons, paternaliste, condescendant, moralisateur, mais je ne vois pas un humoriste. Je ne vois pas un gars qui s’essaye à faire des blagues pour détendre l’atmosphère, j’y vois un premier ministre en pleine possession de ses moyens qui dit exactement le fond de sa pensée et qui montre son vrai visage... parce qu’on est en 2018.

Sa volte-face ne peut s’expliquer que d’une façon : devant le tollé suscité par ses propos, il a réagi comme un enfant de neuf ans qui fait rire de lui dans la cour d’école : «Arrêtez de m’achaler, c’était juste une joke». J’aurais eu plus de respect pour notre PM s’il avait assumé ses propos. S’il avait été moins pissou. S’il avait persisté et signé.

Mais j’imagine que notre Justin, trop habitué à la douce complaisance des médias de gauche, a mal digéré que des médias de droite le ridiculisent. Il s’est fait massacrer sur Fox News, Piers Morgan l’a traité de «Chief PC Plonker,» (le chef des idiots de la rectitude politique) et la chroniqueuse australienne Rita Panahi l’a comparé au «Kim Kardashian des leaders politiques : tout dans l’image, aucune substance, une potiche avec la profondeur d’une flaque d’eau».

Ouch, ça doit faire mal à l’égo, et ça c’est pas une joke.