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Le plancher est sale

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Pourquoi les gens disent-ils, par exemple, « j’ai nettoyé toutte le plancher » ? Ce tic qui remplit la bouche de « t » en féminisant pratiquement l’adjectif (ou pronom indéfini) masculin « tout » remonte à la « nuitte » des temps, cette époque où le double « t » s’attaquait surtout au mot nuit. Le double « t » a envahi depuis les médias et les tribunes, où « toutte » le monde ou presque l’emploie « toutte » le temps. Il contribue à réduire le français d’ici à un dialecte, comme cet autre mal de la langue qui donne à un nom féminin un pronom masculin. Entendu, l’autre jour et probablement le lendemain, ou hier ou la semaine dernière, un animateur (une animatrice) de radio ou de télévision s’extasier devant le talent de chanteuses ou d’actrices : « Ils (y) sont vraiment bonnes ! » Et « toutte » le monde d’applaudir.