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Leçon de transparence des Rangers

Le président des Rangers, Glen Sather, et son directeur général Jeff Gorton sont passés par Twitter, hier, pour annoncer aux partisans de l’équipe que le moment est venu de procéder à une reconstruction. Photo d’archives
Photo d'archives, AFP Le président des Rangers, Glen Sather, et son directeur général Jeff Gorton sont passés par Twitter, hier, pour annoncer aux partisans de l’équipe que le moment est venu de procéder à une reconstruction. Photo d’archives

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Les Rangers de New York font parler d’eux depuis hier. Dans une lettre publiée sur Twitter, le président Glen Sather et le directeur général Jeff Gorton informent leurs partisans de leur décision de rebâtir l’équipe.

Statistiquement, tout n’est pas perdu pour les Rangers. Ils n’étaient qu’à trois points du huitième rang de l’Association de l’Est avant les matchs d’hier soir. Mais avec une fiche de seulement un match supérieur à ,500 et des joueurs vieillissants, leurs dirigeants ne croient plus à leurs chances d’aspirer aux grands honneurs.



Voici l’essentiel du message envoyé par le tandem Sather-Gorton : comme vous le savez, nous avons eu des équipes très compétitives depuis la saison 2005-2006 (saison suivant le lock-out qui avait causé l’annulation de la saison 2004-2005). Nous avons disputé 129 matchs en séries éliminatoires, remporté le trophée du Président (première place au classement général) en plus de participer à trois finales d’association et à une finale. Bien que nous soyons fiers de ces réalisations, nous n’avons pas atteint notre but de ramener la coupe Stanley à New York.

Comme nous le faisons chaque saison, nous évaluons continuellement nos effectifs. À l’approche de la date limite des transactions et durant l’été qui viendra, on cherchera à ajouter à notre formation des jeunes joueurs compétitifs qui combineront rapidité, habileté et caractère.

McDonagh sur le marché

Sather et Gorton disent apprécier la fidélité dont les amateurs font preuve au fil des années, mais ajoutent ne pas les tenir pour acquis. Aussi, leur demandent-ils de continuer à appuyer l’équipe pendant sa phase de transformation.

Le vétéran Rick Nash est sur le marché des transactions. Il a fourni cette semaine une liste de 18 équipes auxquelles il ne désire pas être cédé.

Le capitaine Ryan McDonagh, que l’on connaît bien à Montréal, et les attaquants Mats Zuccarello et Michael Grabner seraient aussi disponibles.

McDonagh n’a que 28 ans. On se rappellera que les Rangers l’avaient obtenu dans la désolante transaction par laquelle le Canadien avait acquis les services de Scott Gomez. C’est l’âge où les défenseurs atteignent le sommet de leur art, mais McDonagh a subi des blessures au cours des dernières années, dont une commotion cérébrale.

Il lui reste une autre année à son contrat, lui dont le salaire moyen s’établit à 4,7 millions $ sur la masse salariale. Son salaire réel passera de 5,1 M$ à 5,3 M$ l’an prochain et il y a lieu de penser que les Rangers ne sont pas disposés à lui accorder la hausse de salaire qu’il anticipe dans son prochain contrat.

Le jeune Brady Skjei est considéré comme le prochain défenseur numéro un de l’équipe.

Le gardien Henrik Lundqvist a pour sa part 35 ans. Il présente un taux d’arrêts respectable de ,917 et une moyenne de buts accordés de 2,77, mais ses meilleurs jours sont derrière lui.

Le Canadien devrait faire de même

De mémoire, c’est la première fois qu’une organisation de la Ligue nationale de hockey passe par les réseaux sociaux pour publier un message de cette teneur.

C’est faire montre d’une grande transparence.

Le Canadien devrait en faire autant, pouvait-on lire un peu partout sur Twitter et Facebook après la publication de la lettre des Rangers.

Le mot reconstruction a toujours été tabou dans les officines du Centre Bell, mais plusieurs amateurs n’en peuvent plus de voir leur équipe faire du surplace.

La situation persiste depuis trop longtemps. Il y aura 25 ans le 9 juin que la coupe Stanley n’a pas défilé dans les rues de Montréal. L’équipe se dirige vers une neuvième exclusion des séries depuis 1994, année du dernier championnat des Rangers.

Elle a été éliminée au premier tour des séries à huit reprises, cinq fois en deuxième ronde et deux fois en finale d’association.

Elle a disputé 89 matchs des séries au cours des 12 dernières saisons, soit 40 de moins que les Rangers.

Reste à voir ce que Marc Bergevin nous réserve d’ici à la date limite des transactions, qui tombera le 26 février.

Les Alouettes en mode séduction

Un mot en terminant au sujet des Alouettes.

La semaine dernière, le commissaire de la Ligue canadienne de football Randy Ambrosie était à Montréal dans le cadre d’une tournée canadienne au cours de laquelle il prend note de suggestions des amateurs visant à améliorer leur expérience aux matchs.

C’est maintenant au tour des Alouettes de tenir une rencontre avec des abonnés de saison qui se font tirer l’oreille pour renouveler leur contrat en vue de la prochaine saison.

La rencontre aura lieu le 22 février au Stade olympique. Le président Patrick Boivin, le directeur général Kavis Reed et le nouvel entraîneur en chef Mike Sherman seront sur place pour discuter avec les gens.

Les embauches des dernières semaines, notamment celle du quart Josh Freeman, ne convainquent pas tout le monde que les Alouettes formeront une meilleure équipe la saison prochaine.

Après avoir vu l’équipe rater les séries au cours des trois dernières années – période où ils n’ont totalisé que 16 victoires en 54 matchs –, plusieurs amateurs ont perdu confiance en l’équipe.

Les Alouettes devront performer sur le terrain pour regarnir les gradins du stade Percival-Molson l’été prochain.

Le Canadien se retrouve peut-être dans une situation moins criante pour le moment à ce chapitre, mais les indices sont là. Les billets se vendent moins rapidement, et au rabais, et les cotes d’écoute accusent une chute de treize pour cent.

Il faudra corriger le tir au plus coupant.