/news/consumer
Navigation

Les repas prêts à cuisiner de plus en plus populaires

Coup d'oeil sur cet article

Depuis un peu plus de deux ans, les Québécois peuvent acheter et se faire livrer à la maison ce qu'on appelle des services «prêts à cuisiner». Les entreprises qui offrent ces repas en kit sur Internet connaissent une croissance fulgurante.

Depuis six mois, Camille St-Amour-Poupart et Jonathan Barbeau préparent quatre repas par semaine avec des kits à cuisiner qu’ils choisissent sur les sites Internet des fournisseurs.

Après avoir essayé Marché GoodFood qui livre les ingrédients à la maison, ils ont préféré les menus de MissFresh qui offrent aussi l'option de cueillette dans un supermarché Métro.

Cette semaine, leur boîte leur a couté 80$ pour trois ou quatre repas de deux portions chacun. Tous les ingrédients arrivent mesurés pour chacune des recettes qui se préparent, en moyenne, en 30 minutes.

La boîte est conçue pour garder la fraîcheur des aliments. Cette formule convient davantage au couple qui n’a plus besoin de planifier ses repas dans les livres de recettes ou en fouillant sur Internet.

«On a réalisé que c'était mieux d'avoir tout préparé et de ne pas avoir à penser aux repas de toute la semaine», explique Camille.

Camille et Jonathan correspondent aux consommateurs types de cuisine en kit, selon un sondage Neilsen, un couple de milléniaux urbains sans enfant qui veut bien manger.

Nous avons demandé à la diététiste-nutritionniste Nathalie Regimbal d'examiner les menus de la semaine de notre couple et d'essayer des repas de Marché GoodFood pour sa famille de quatre personnes. Elle a aimé le contenu nutritionnel des repas des deux compagnies, mais avec un bémol.

«J’ajouterais des légumes pour augmenter ma quantité de fibres et d’antioxydants», nuance-t-elle.

La revue «Protégez-vous» a calculé que la portion coûte de 9 à 11$. C’est 27% de plus que les mêmes ingrédients achetés en épicerie. Si notre couple trouve ces prix avantageux, ce serait moins intéressant pour les familles avec enfants, estime Mme Regimbal.

«C'est beaucoup plus coûteux que si je prends ma viande ou du poisson en grande quantité et que je fais deux repas ou un souper avec deux boîtes à lunch», ajoute-t-elle.

Encore presque vierge, le marché du prêt à cuisiner est en train d'exploser. Avec ses 450 000 membres au Canada, l’entreprise québécoise Marché GoodFood a des projets d'expansion dans l'ouest du pays.

«L'industrie du prêt à cuisiner au Canada est à 120 et 150 millions de dollars par année. C'est une industrie qui n'existait pas il y a trois ans et qui est rendue à 120, 150 millions $. On s'attend à ce qu'un million de foyers au Canada utilisent d'ici 5 ans un panier prêt à cuisiner», Jonathan Ferrari, PDG de Marché GoodFood.

Si Marché GoodFood s'est inscrit en bourse l'an dernier pour financer ses projets, MissFresh a choisi un partenariat avec Métro en août dernier. Depuis, l'entreprise a triplé le nombre de ses employés. Ici aussi on a des projets d'expansion. Le marché est très prometteur.

«Seulement 4% des consommateurs connaissent les kits repas. ll faut prendre le temps d'éduquer les consommateurs», estime Marie-Ève Prévost, PDG de MissFresh.